Une trentaine d'entrepreneuses du réseau Diane et la ministre des Sports en Fédération Wallonie-Bruxelles, Valérie Glatigny, ont été initiées dimanche au self-défense. 

La séance s'est déroulée à Wierde, dans les bureaux de l'UCM (Union des classes moyennes). Elle se voulait un symbole à l'occasion de la journée internationale des droits des femmes. Les participantes ont été formées par Jeannot Mulolo, karatéka aux nombreux titres mondiaux, concepteur du "turbo kick power-fitness", et sa fille Ophélie, membre de l'équipe nationale de karaté.

"Ce genre d'action permet à chacune de prendre conscience que l'on peut sortir de la sidération", a souligné Valérie Glatigny. "On peut apprendre des réflexes pour se défendre et les bonnes techniques pour utiliser la force de l'autre."

"Plus globalement, il s'agit d'offrir aux indépendantes des outils qui leur permettront d'être plus fortes au quotidien. On est ici dans une stratégie 'd'empowerment' et soutenir l'entrepreunariat féminin de cette manière est très important", a-t-elle ajouté.

En Belgique, les entrepreneuses représentent plus de 40% des starters. Si ce pourcentage est encourageant, les femmes restent donc minoritaires. Elles gagnent aussi moins que les hommes. Tous secteurs confondus, leurs revenus professionnels nets annuels sont en moyenne moins élevés de 44,74% en comparaison avec ceux de leurs homologues masculins, toujours selon l'UCM.

Le réseau Diane de l'UCM regroupe quelque 3.500 femmes d'affaires en Wallonie et à Bruxelles. De nombreux services d'accompagnement leur sont proposés.