Namur-Luxembourg La famille Pitance a racheté les kayaks Libert. Elle est désormais seule à exploiter la Lesse.

Depuis décembre dernier, la famille Pitance n’a plus de concurrent pour exploiter la descente de la Lesse. Elle a racheté le permis et les embarcations de la famille Libert, à savoir les kayaks jaunes. " Pour une raison qui leur incombe, ils ont fait faillite il y a trois ou quatre ans. Ils ont réglé cela entre eux, sans que je ne participe. J’avais par contre proposé une collaboration, ce qu’ils ont refusé. Je n’ai donc eu qu’à attendre. Je précise toutefois que ce rachat s’est fait sans agressivité, sans tension. La fameuse guerre des familles, c’était il y a plus de dix ans entre les parents ", explique Olivier Pitance.

Moins de mises à l’eau qu’avant

En rachetant les kayaks jaunes, la famille Pitance a désormais le monopole des kayaks sur la Lesse. Ce sont désormais 600 mises à l’eau quotidiennes (et 800 les jours de grande affluence) qui s’ajoutent aux 1 369 mises à l’eau par jour (et 1 825 pour les jours de grande affluence) qui lui étaient déjà permises.

De quoi booster l’emploi ? " On ne peut pas encore le dire ", tempère Olivier Pitance qui ne se fait pas trop d’illusions vu les contraintes imposées par la Région wallonne en matière de navigation. " Maintenir l’emploi, oui. Il n’y avait qu’un employé chez eux ainsi que les saisonniers. Créer de l’emploi, je ne demande que ça. Mais à partir du moment où le développement est jugulé, voire restreint par les permis, c’est compliqué. Il ne faut pas oublier que depuis 2017, il y a 30 % de mises à l’eau quotidiennes en moins. "

À ce stade du rachat, Olivier Pitance ne souhaite pas trop s’avancer sur la description de la future saison touristique. Il sait par contre qu’une partie du matériel acquis sera renouvelée. "Sans aucune velléité et sans être médisant, je n’ai pas repris quelque chose de florissant. Quand on est au bout du rouleau…" Malgré le monopole qu’elle détient désormais, la famille Pitance ne s’attend par ailleurs pas à faire l’objet de plus de critiques qu’auparavant. " On ne saurait pas en avoir plus… À partir du moment où on a fait réaliser une étude d’incidence par des scientifiques agréés par la Région wallonne, qui disent que la nature a le temps de se reposer entre les coups, et que les défenseurs de la Lesse viennent avec des ‘nous estimons que…’, je ne sais plus rien répondre."