Les auteurs l'ont notamment frappé avec un manche de raclette et ont mis du sel dans ses plaies.

Dans la nuit de lundi à mardi, Dorian (19ans) a été séquestré et torturé pendant près de quatre heures au sein de son appartement de Fosses-la-Ville. Il était environ 2h du matin lorsque son ex petite amie et plusieurs garçons, quatre selon la victime, ont fait irruption, chez lui. "La porte du bas est toujours ouverte, les locataires n'ont pas la clé. Mon fils laisse par ailleurs toujours sa porte ouverte. Il était sur son téléphone lorsqu'ils sont entrés chez lui", explique son papa Victor Jacobs.

Ce fut le début d'un calvaire de plusieurs heures pour cet étudiant. "Ils se sont acharnés dessus avec le manche d'une raclette. Dans les plaies, ils jetaient du sel pour que ça pique. Ils ont même tenté de le violer avec une bouteille de bière. Quand ils sont partis, il s'est rendu sur la route à quatre pattes. Un voisin l'a conduit à l'hôpital. Il a une fracture orbitaire et ne sait plus ouvrir l’œil gauche. Il ne sait plus marcher non plus pour l'instant. Son ex petite amie n'était pas très stable, il avait décidé de la quitter. Elle a alors raconté à ces garçons qu'il avait abusé d'elle, ce à quoi je ne crois pas une seule seconde."

Ce cas n'est pas sans rappeler celui du jeune Valentin Vermeesch, 18 ans, et souffrant d'un handicap mental, violenté et torturé durant plusieurs heures avant d'être jeté, mains menottées dans le dos, dans la Meuse où il s'est noyé la nuit du 26 au 27 mars 2017 à Statte (Huy). "J'ai immédiatement fait le rapprochement ! Les bourreaux de Valentin viennent d'être condamnés et, une semaine plus tard, mon fils est victime de tels faits. Comme pour Valentin, les agresseurs de mon fils ont filmé la scène. Je n'ai pas vu la vidéo, elle est entre les mains de la police", termine son papa.

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