Philippe Courard veut reconquérir le pouvoir. Jacques Chaplier tentera de le conserver

Les prochaines élections communales de Hotton seront marquées par le duel que se livreront l’actuel bourgmestre Jacques Chaplier (CDH) et son prédécesseur Philippe Courard (PS). Relégué dans l’opposition en 2012 après 18 ans de mayorat, l’ancien ministre socialiste semble bien déterminé à franchir le seuil du conseil communal par la grande porte.

"Pas question pour moi de faire dans la figuration", insistait Philippe Courard en juin dernier lors de la présentation de sa liste H12.O. "J’ai vraiment envie de redevenir bourgmestre, mais à deux conditions : que ma liste soit la première, et que je remporte les élections à titre personnel. Si je suis élu dans ces conditions, je quitterai mes fonctions de président du Parlement de la Fédération Wallonie-Bruxelles pour me consacrer à la commune de Hotton. Redevenir bourgmestre est ma priorité, mais j’attends un signal fort de la part du citoyen."

Jacques Chaplier espère quant à lui maintenir son groupe Entente communale à la tête de la commune. "Je veux que mon équipe soit au pouvoir, expliquait-il début septembre lors de la présentation de sa liste. Quant à savoir qui sera bourgmestre, c’est la population qui en décidera."

La conquête de l’écharpe mayorale s’annonce en tout cas particulièrement âpre. D’autant qu’avec sept mandataires chacun, les deux groupes affichent une égalité parfaite au sein de l’hémicycle hottonais. Celui du bourgmestre ne doit son avantage qu’à l’alliance conclue en 2012 avec l’Union communale du premier échevin Jean-François Dewez (MR). Lequel devrait à nouveau jouer un rôle déterminant dans la composition d’une majorité après le 14 octobre.

"Pas question de conclure d’alliance préélectorale, cela reviendrait à tromper les citoyens", annonce d’emblée l’échevin. Tous les scénarios sont donc encore possibles. Et les deux principaux rivaux en sont parfaitement conscients. Jacques Chaplier a d’ores et déjà formulé le souhait de reconduire la majorité. Quant à Philippe Courard, il n’exclut pas non plus l’éventualité d’une coalition avec la troisième liste.

N.P.