Il a quelque peu abandonné la gestion au quotidien, mais en reste le patron. Joseph Charlier, fondateur de la société Durbuy Adventure, veille toujours au devenir de l’entreprise. Il y a plus d’un an, il avait clairement marqué son intention de la revendre.

A l’époque, des discussions étaient en cours avec Plopsa, qui exploite plusieurs parcs d’attraction. Le dossier n’est toujours pas clos. En clair, la société durbuysienne, spécialisée dans les produits autour du sport-aventure, n’a pas encore de repreneur.

"Cela devrait se décanter en février ou mars. Nous attendons des décisions ", assure Joseph Charlier. Trois sociétés sont sur les rangs, dont Plopsa et deux fonds d’investissement. Mais jusqu’ici, rien n’a abouti. La crise y est un peu pour quelque chose, selon lui, en plus de deux étés consécutifs où les kayaks ont été très peu mis à l’eau. "Ce n’est pas évident, dans le contexte actuel. L’objectif demeure cependant le même : céder Durbuy Adventure, pour qu’un investisseur en fasse un parc d’attractions. Ce ne sera pas comparable avec des parcs existants, mais nous aurons des évolutions", assure-t-il.

D’ici là, la société devra achever de régulariser certaines installations, sur son site de Rome. Fin décembre 2011, le ministre Philippe Henry (Ecolo) a octroyé un permis unique pour 20 ans, après un arrêt du conseil d’Etat, du mois d’octobre. Il refuse cependant des infrastructures liées au karting et au paint-ball. "Nous introduirons les demandes pour réactualiser et le paintball sera déplacé", indique Joseph Charlier.

Le refus vise également un parking de 500 places, sur l’ancienne briqueterie de Rome. Là, le terrain appartient à la commune. "Nous allons faire le nécessaire, indique le bourgmestre, Philippe Bontemps (CDH). Je trouve un peu étonnant qu’on doive poser du tarmac et veiller ensuite à la récupération des eaux là-bas. Les études sont prêtes et le dossier avance."