Namur-Luxembourg  Selon le constructeur, il n’y a pas de problème sur le chantier de la passerelle sur la Meuse, hormis le délai.

Alain Servotte, le directeur du service génie civil chez Franki, est venu s’expliquer sur le retard dans le chantier de l’Enjambée lundi soir lors de la séance d’information sur les grands chantiers organisée tous les six mois par la Ville de Namur. L’homme était visiblement agacé par certains propos relayés par la presse et a tenu à les corriger, ainsi que les circonstances qui entraînent cet arrêt du chantier.

Franki affirme d’une part qu’il n’aurait pas pu prévoir les difficultés financières de son sous-traitant espagnol. "La société Emesa a pour références belges la gare des Guillemins à Liège, qui est un ouvrage bien plus compliqué que la passerelle qui nous occupe aujourd’hui. Il se fait qu’elle a été rattrapée par une dette fiscale provenant du passé, lorsqu’elle appartenait à un autre groupe." Franki a avancé les fonds pour que le chantier de l’Enjambée puisse se poursuivre cet été. "Mais la situation difficile s’est installée."

Ensuite, il indique que tout n’est pas à l’arrêt. Si plus rien ne s’observe in situ, justifie le constructeur, c’est parce que la météo hivernale est là. Et les phases suivantes sont retardées, comme l’aménagement des abords côté Jambes. Mais Franki réfléchit à un moyen de rétablir la circulation de piétons et vélos sur le halage. Et se démène pour faire avancer le dossier. "Le sous-traitant est moribond, mais il est toujours là. Il ne se laisse donc pas forcément faire lorsque nous essayons de reprendre à notre charge une partie du travail" qui lui a été confié et qu’il est incapable de terminer en ce moment.

Quant aux risques, Franki affirme que la passerelle n’en présente aucun. "Il n’y a aucun problème sur le chantier, juste un problème dans les délais", martèle Alain Servotte qui lève les yeux au ciel quand il entend des remarques sur la rouille (normal : le traitement contre la rouille et la peinture ne peuvent être posés que par beau temps) ou les soudures mal faites. "Ce ne sont pas les soudures qui doivent être refaites", précise-t-il avec le soutien de la région wallonne qui a demandé de veiller à l’esthétique de l’ouvrage avant le planning.