La victime est décédée de coups nombreux et violents portés par son compagnon, qui a appelé lui-même les secours

Un féminicide a eu lieu en fin de nuit à Assesse.

Comme le parquet vient de l'indiquer, l'auteur, Luc Nem, né en 81, alcoolisé, a appelé la police lui-même vers 5h du matin. A l'arrivée des secours, Marielle Tournay, sa victime, née en 1979 et qui habitait à Yvoir, était décédée. Elle a succombé à des coups nombreux et violents, révèle une autopsie pratiquée ce matin. Aucun objet n'aurait été utilisé, il aurait agi à mains nues.

Le couple vivait une relation tendue, ses membres n'avaient jamais été domiciliés ensemble. Luc Nem vivait au domicile de sa maman, où se sont passés les faits, il y a donc été rejoint par Marielle Tournay. Les deux protagonistes vivaient une relation depuis 2016, ils avaient chacun un enfant d'une précédente union. Interpellé, Luc Nem n'a pas encore été entendu par un juge d'instruction. Sera-t-il inculpé de meurtre ou de coups ayant entraîné la mort ? Quel rôle a été joué par sa mère ce soir-là ?

Luc Nem avait déjà été privé de liberté à plusieurs reprises pour des coups sur Marielle Tournay. Cela avait été le cas en septembre 2018, suite à quoi il avait été placé en détention préventive. Libéré après un mois et demi, il avait été libéré. Avant de récidiver en avril 2019. Il avait de nouveau été placé sous mandat d'arrêt, avant d'être libéré sous conditions fin mai. Ne respectant pas les conditions de sa libération, il a une nouvelle fois été placé sous mandat d'arrêt le 12 juin. Il avait comparu détenu le 18 septembre devant le tribunal et a été condamné le 2 octobre à une peine de 20 mois de prison assortie d'un sursis probatoire de 5 ans. Il avait été libéré le 3 octobre, le suivi probatoire devait se mettre en place dans les prochains jours, il devait notamment inclure une formation Praxis, destinée à canaliser la violence.

Selon des voisins, l’homme est irascible à un point tel qu’ils n’osent pas encore trop s’exprimer. Mais tous parlent de la mauvaise ambiance qu’il faisait régner dans ce quartier qui, autrement, est vraiment agréable. "Quand on le voyait arriver, on préférait l’éviter, il était constamment sous l’influence de la boisson ou de la drogue. Il pouvait être très violent pour des bêtises, par exemple parce que quelqu’un était mal garé. J’avais prévenu la police qu’un drame allait arriver, et voilà..." témoigne une voisine.

Marie-Thérèse, 85 ans, par contre n’a pas peur: "A mon âge, que voulez-vous qu’on me fasse?" nous dit-elle souriante malgré tout. " En été, il venait s’asseoir sur une chaise devant chez moi mais je préférerais l’éviter, je ne comprenais rien de ce qu’il disait, parce qu’il avait bu ou était drogué. Dans le quartier tout le monde en avait peur. Régulièrement, la police venait pour des bagarres ou du tapage, l’ambulance est venue plusieurs fois. Souvent aussi on entendait des cris ou des pleurs, plusieurs fois sa compagne s’est échappée en pleurs de la maison. Nous, le soir, on n’osait plus sortir."