Le réseau social urbain namurois va engager une personne supplémentaire pour les très jeunes qui se retrouvent dans la rue.

Namur, comme les 6 autres villes wallonnes qui comptent un relais social, va recevoir 50 000 € supplémentaires de l’enveloppe consentie par la ministre wallonne de l’Action sociale, Christie Morreale. Il ne s’agit pas tout à fait d’une augmentation des moyens dédiés actuellement au programme Housing First qui vise la fin du sans-abrisme, mais d’une action spécifique qui vise en priorité les plus jeunes et les victimes d’assuétudes.

Le principe reste le même : offrir un toit aux personnes qui vivent dans la rue avant de mettre en œuvre les autres mécanismes de réinsertion sociale. Le tout encadré par un accompagnement constant, gage de la réussite du mécanisme.

"Cette enveloppe de 50 000 € doit servir à l’engagement d’une personne supplémentaire, un case manager qui va compléter le type d’encadrement dont nous disposons dans la lutte contre la grande pauvreté", se réjouit Olivier Hissette du RSUN qui espère que le budget global wallon sera prochainement augmenté.

Il pourrait se voir exaucé, car la ministre semble convaincue. "Ce dispositif permet à la fois de trouver un logement à des personnes sans abri mais aussi de poursuivre le travail d’accompagnement pour éviter les risques d’échec et de retour à la rue. Cet accompagnement personnalisé constitue une réelle valeur ajoutée", vante Christie Morreale.

Avec sa part des 10 millions d’euros annuels - maintenus - pour le projet Housing First, Namur compte 37 inclusions (88 % de réussite, soit de maintien en logement après un an) auxquelles il faut ajouter 6 nouvelles et d’autres en cours. "Après 4 ans d’existence, le Housing First namurois représente une équipe de 4 équivalents temps plein pour 1 179 visites à domicile et 1 824 démarches faites, les dossiers d’accès aux soins de santé, par exemple. Ce qui permet notamment de désengorger les services d’urgences de ces personnes qui n’étaient pas suivies par un médecin traitant auparavant", souligne le coordinateur adjoint du relais social.