Un suspect a été interpellé, l’enquête se poursuit.

Myriam Badot, née le 31 mai 1961 et résidant au numéro 5 de la rue Sous Stud à Andenne, a été retrouvée morte à son domicile jeudi matin. C’est la voisine directe de la victime qui a donné l’alerte, car Myriam Badot n’avait pas réceptionné un colis qui devait lui être livré, ce qui n’arrivait jamais.

Les hommes de la zone de police des Arches, rapidement présents sur les lieux, ont constaté des carreaux brisés en pénétrant dans l’habitation suite à l’appel de la voisine. "Il y avait aussi un désordre très important à l’intérieur, ce qui laisse penser à un affrontement. Le corps a été retrouvé dans le salon et présente plusieurs hématomes", précise le parquet de Namur jeudi soir. Qui ajoutait qu’un suspect, un homme, avait été interpellé jeudi dans le courant de la journée. Il était interrogé à l’heure d’écrire ces lignes.

Le moment et la cause du décès restent à déterminer. Le médecin légiste, le juge d’instruction et le parquet se sont rendus sur place jeudi dans l’après-midi. Les pompes funèbres Fontaine ont emmené le corps de la victime. L’autopsie devait avoir lieu jeudi dans la soirée. Le dernier signe de vie de la victime remonte à dimanche soir.

Myriam Badot était-elle décédée depuis plusieurs jours lorsque son corps a été découvert jeudi matin ? L’enquête devrait permettre d’apporter des réponses à cette question, tout comme au fait de savoir si son décès est lié à un vol ou plutôt à une éventuelle rancœur envers la victime.

Les habitants du quartier résidentiel composé de maisons 4 façades construites dans les années 70 et 80, d’ordinaire si calme, étaient choqués d’apprendre la nouvelle.

Contactées, des personnes de la rue Sous Stud ne connaissaient pas forcément bien Myriam Badot, mais ne lui attribuaient pas non plus d’ennemis. Elle était présentée comme une personne calme et discrète, que l’on croisait peu. Cette habitante nous confie : "Je la croisais peu mais quand c’était le cas, elle disait toujours bonjour et nous échangions quelques mots au sujet du quartier ou de la météo. C’était quelqu’un de très gentil, je ne vois pas comment on aurait pu s’en prendre à une personne comme elle. C’est triste."