L’un des deux auteurs est le fils d’un policier.

La justice namuroise ne prend pas l’affaire à la légère. Les 1er et 2 mars 2017, deux personnes se sont faites passer pour des agents de police et ont délivré de fausses perceptions immédiates lors de faux contrôles. L’une de 150 euros et l’autre de 200 euros. Une tentative d’extorsion de 150 euros a également eu lieu.

Âgés d’une vingtaine d’années, les deux complices avaient emprunté le pull et le carnet de perception du père de l’un d’eux qui était, lui, bien policier. Des témoins et des caméras de surveillance ont mis au jour leur petit manège. « Je n’ai depuis lors plus eu aucun contact avec l’instigateur de ces faits », a explique le fils du policier. « Il m’a demandé comme ami sur Facebook mais j’ai refusé. Je suis des formations et je prends ma vie en main. »

L’instigateur des faits, absent lors de l’audience de ce vendredi et qui a effectué 15 jours de détention préventive, était connu du tribunal de la jeunesse et de celui de police, contrairement au fils du policier, qui a son complice par crainte de celui-ci. Le parquet de Namur réclame 18 mois de prison pour le principal prévenu et ne s’oppose pas à une mesure de faveur pour le second.

L’avocat de ce dernier met en avant ses aveux et regrets, tout comme sa personnalité fragile et le fait que celui-ci était peut-être dénué de son libre-service au moment des faits en raison de la pression que faisait peser sur lui son complice. Le dépassement du délai raisonnable est également évoqué. Vu son absence d’antécédent, la suspension du prononcé est demandée.

Jugement le 7 février