On en parle depuis si longtemps. Et le monument sera grandiose. 2013 sera l’année du nouveau palais de justice, du moins du commencement du chantier (enfin). Car il faudra deux ans pour que ce mammouth sorte de terre.

Les plans sont définitivement approuvés, le permis délivré; et les voix des opposants se sont tues.

La régie des bâtiments va pouvoir passer à l’appel d’offres pour attribuer le marché au promoteur-entrepreneur.

Que de lumière

Ce qui ressort de l’architecture signée de l’atelier de Genval, c’est l’immense verrière abritant la salle des pas perdus et les salles d’audience, à l’image d’une justice qui se veut transparente et ouverte vers la ville; tout un symbole.

La salle des pas perdus se veut particulièrement lumineuse avec le ciel pour plafond. Un ascenseur panoramique conduira aux salles d’audience. Les justiciables auront l’impression d’être dans une rue.

Le contact des avocats avec la population est privilégié. A l’arrière des salles d’audience, sont aménagés les salles de conseil et bureaux. En sous-sol, on trouvera la zone des cellules, les quartiers de la police, les archives, les locaux techniques outre un parking de 80 places réservé au personnel. Au niveau des façades, les étages seront en pierre calcaire avec en soubassement en pierre bleue.

Les énergies renouvelables sont bien sûr convoquées : un système de pompe à chaleur sur nappe a été privilégié. Le palais de justice de Namur sera le seul bâtiment public consommant de l’énergie provenant du sous-sol.

C’est tout le quartier qui est appelé à se transformer. La Ville qui a acheté le terrain du parking des casernes va y aménager un parc arboré ainsi qu’un parking en sous-sol surmonté d’un complexe mixte de logements et de commerces entre la cité administrative et la rue du 1er Lancier.

La rue Général Michel sera l’axe d’accès principal. Pour sortir de l’îlot, il faudra se diriger vers la rue des Bourgeois.

Le coût estimé est de 80 millions d’euros. La Régie des bâtiments procédera à un appel à financement privé.