Namur-Luxembourg Une dizaine de projets ont été présentés ce lundi.

Pour le grand public, le monde des métadonnées et de l’open data garde encore bien des mystères. Et pourtant, on peut en faire des choses utiles, ludiques, étonnantes.

Pour preuve, la présentation de dix projets spécifiques développés et présentés par des étudiants ce lundi à la faculté d’informatique de l’UNamur. "C’est la deuxième année que des étudiants sortent de cette formation", résume le professeur Benoît Frenay, qui les encadre. "Mais plutôt que de travailler de manière théorique comme l’an dernier, nous avons imaginé autre chose. À partir des données disponibles en libre accès sur les villes de Namur, Paris, Londres et New York, nous avons demandé de concevoir une appli ou un service qui pourrait être utile aux administrations ou aux habitants. En laissant libre cours à leur créativité, mais l’impératif est que ce soit pragmatique et exportable dans d’autres villes."

Le résultat, de fait , part un peu dans tous les sens. Un groupe d’étudiants a été vers la santé en analysant les problèmes qui pouvaient se posent à Londres, quartier par quartier, ce qui pourrait être utile pour mener des campagnes de prévention.

Un autre groupe a analysé la pollution de l’air à New York. Un troisième groupe a conçu un service d’aide à l’implantation d’un commerce. Mais, dans le genre ludique et pratique, la palme revient peut-être à Simon, Thomas et Hugo. Les trois étudiants (les deux premiers en informatique, le troisième en maths) ont imaginé une appli "qui sort de la simple visualisation et qui ne se rapproche pas trop de ce qui existe déjà".

Comment ça marche ? Imaginez que vous vous baladez dans la cité namuroise que vous ne connaissez pas. Vous passez devant une grande église devant un parking, vous sortez votre smartphone sur lequel vous avez téléchargé l’appli et vous prenez une photo. Et là, votre smartphone, qui la reconnaît, vous explique que c’est la cathédrale Saint-Aubain, vous donne des informations sur son histoire, etc. De quoi susciter l’intérêt d’opérateurs touristiques.

L.S.