Le dossier est particulièrement sensible. L’idée d’une liaison routière rapide entre Courrière (là où se croisent la N4 et la E411) et le centre hospitalier de Mont-Godinne (Yvoir) en passant par les villages de Maillen (Assesse) et Lustin (Profondeville, à proximité du Trou d’Haquin) étaient sur toutes les lèvres et a alimenté plus d’un débat durant la campagne électorale pour les communales.

Une position commune pour les bourgmestres

Un peu partout, ont fleuri de grands panneaux demandant l’abandon de ce projet, d’autant qu’il rappelait un autre plus ancien, celui du "contournement sud" de Namur. Les villages sont paisibles, et veulent le rester. Le sujet s’est régulièrement invité, ces derniers mois, au Parlement wallon.

Le mois dernier, le ministre de tutelle, Carlo Di Antonio (CDH), avait déjà laissé entendre l’abandon de cette voie rapide N931 entre la E411 et Mont-Godinne.

Ce vendredi, les bourgmestres des trois communes concernées rencontraient le ministre pour faire le point. Les trois avaient décidé d’adopter une position commune, et chargé l’Assessois Dany Weverbergh de parler au nom de tous. "Le projet d’une route régionale, comme pressenti, est abandonné", explique-t-il. "Le dossier redevient donc compétence communale. Mais cela signifie aussi que les budgets que nous aurions pu avoir auprès du ministre Di Antonio ne nous sont plus accessibles. Nous allons devoir nous tourner, pour des réfections de voiries, vers la ministre De Bue qui est en charge des Pouvoirs locaux." Bref, côté décision, les nouvelles sont plutôt bonnes, en tout cas elles correspondent aux attentes des habitants qui plaidaient pour l’absence de nouveaux tronçons. Par contre, les villageois demandaient aussi la réfection des voiries existantes. Et là, pour faire bref, les communes repartent de zéro. "Le dossier devra être introduit par le CHU Mont-Godinne", poursuit Dany Weverbergh. "Nous allons les rencontrer prochainement. L’idéal, pour nous, serait d’avoir un accord de principe de subsidiation de la part de Valérie De Bue avant les élections régionales en mai car nous ne pourrions soutenir une telle dépense sans subvention."