Namur-Luxembourg

Le déficit actuel de places d’accueil pour les petits de 0 à 3 ans empêche nombre de parents de pouvoir trouver un emploi ; le projet de construction d’une nouvelle crèche sur le plateau de Bellevue à Jambes répond à une hausse de la démographie. Aussi le collège communal a-t-il décidé de construire une crèche pour compléter l’offre d’accueil sur l’entité namuroise. Un marché de conception et réalisation a été lancé.

Sur les six offres reçues, c’est celle des Entreprises Gilles Moury qui a été retenue par le groupe de travail composé d’architectes, de représentants de la Sonefa (Société namuroise d’équipements familiaux dont la mission est de gérer le Centre namurois de la petite enfance), de l’ONE et du SPW.

"Une crèche n’est pas un lieu anodin, dans la mesure où elle participe au développement du jeune enfant, dans ses premières années. D’où la collaboration étroite avec le président de la Sonefa, Philippe Detry, pour mener à bien ce projet. La crèche, d’une capacité prévue pour de 60 enfants, hébergera également les services administratifs, les accueillantes ainsi que les services techniques de la Sonefa", a expliqué l’échevin T. Auspert.

Le rez-de-chaussée comprendra l’entrée, cinq unités de crèche de 12 enfants chacune et une zone technique fonctionnelle. L’étage sera constitué de locaux administratifs (bureaux et salles de réunion) ainsi que des locaux pour la logistique (atelier et stockage). Chaque unité disposera d’un espace extérieur aménagé et clôturé où les enfants pourront s’ébattre. L’orientation du bâtiment a été choisie de manière à favoriser une utilisation rationnelle de l’énergie et le développement durable.

Ce projet, d’un montant total de 2 339 000 euros, est subsidié par la Wallonie à concurrence de 880 000 euros. Pour l’heure, la Sonefa regroupe huit milieux d’accueil collectifs et une septantaine d’accueillantes pour un total de 600 places ETP, ce qui représente 1 200 enfants accueillis. "Mon combat reste axé sur l’ouverture de nouveaux milieux d’accueil. Nous devons aider les familles à faire face à cette problématique", a épinglé l’échevine de la Petite Enfance, G. Lazaron.