Les pluies d’orage n’ont pas permis de reconstituer les réserves.

Pas facile le métier de loueur de kayaks ! Manuel Goldschmidt, gérant de la SPRL Ardenne Aventures, à La Roche-en-Ardenne, en sait quelque chose. Après deux étés trop secs au cours desquels le niveau de l’Ourthe a rarement été suffisant, c’est un printemps maussade, marqué par des températures trop fraîches pour la saison, qui a, cette année, fait baisser la fréquentation. "La pluie et le froid ont eu un impact négatif sur la fréquentation, souligne-t-il. Le mois de mai, plus particulièrement, n’a pas été bon en raison d’une météo en dents de scie. Cela dit, les pluies d’orage n’ont pas permis de reconstituer les réserves."

D’autres alternatives

Dans ces conditions, la gestion de l’activité touristique s’avère très compliquée. "Tous les tronçons du cours d’eau ne sont déjà plus praticables, regrette-t-il. La pratique du kayak est interdite sur l’Ourthe, en aval de Nisramont, jusqu’au pont de Maboge, car le niveau de l’eau est trop bas. En revanche, elle reste autorisée en aval de ce pont jusqu’au barrage mobile de Barvaux-sur-Ourthe et de ce barrage jusqu’à Comblain-au-Pont."

Reste que la canicule annoncée pour la semaine prochaine ne va rien arranger. L’exploitant craint que la saison ne soit, à nouveau, compromise. Pour la troisième année consécutive, il songe déjà aux alternatives. La pratique de sports nautiques, comme le pédalo, le paddle ou le water ball, sera toujours possible sur le plan d’eau de 500 mètres entre les ponts du Gravier et du Faubourg, tout comme le kayak au lac de Nisramont. Les autres activités de plein air, comme le FunRpark seront à nouveau proposées.

"Nous continuons à diversifier nos activités mais si les conditions ne sont pas favorables à la pratique du kayak cet été, cela ne suffira pas à combler le manque à gagner. La descente de l’Ourthe représente, en effet, 70 % de notre chiffre d’affaires", conclut le loueur rochois.