Comme dans le Hainaut et en Province de Liège, il n'a pas été jugé opportun de décider d'un couvre-feu. Le gouverneur s'en remet au gouvernement fédéral, dans l'attente d'une décision plus globale.

La suspension de l'arrêté concernant la fermeture des buvettes et cafétérias des clubs de sport a également été évoquée. Mais là aussi, Denis Mathen a préféré s'en remettre au Comité de concertation fédéral qui doit se réunir vendredi.

"Les bourgmestres sont unanimes pour dire qu'un couvre-feu n'aurait pas de valeur ajoutée, que ce soit dans le cas des zones plus rurales ou des centres urbains", a précisé le gouverneur. "En prime, cette décision serait difficile à faire appliquer pour un effet très réduit. Par contre, si elle est décidée sur le plan fédéral, nous la mettrons bien entendu en application. En attendant, j'estime qu'il n'appartient pas à un gouverneur de mettre en place ce type d'arrêté, notre rôle principal étant de nous assurer de l'exécution des mesures."

"Pour ce qui est des buvettes et des cafétérias des clubs de sport, il faut que nos mesures soient en adéquation avec le protocole lié au code orange décidée par la ministre compétente", a-t-il ajouté. "Or, le code orange permet en principe l'ouverture des buvettes, mais impose la fermeture des vestiaires. J'ai donc proposé aux bourgmestres de suspendre l'arrêté de fermeture des buvettes mais ils ont majoritairement préféré rester prudents sur ce point."