Andenne

Il fallait s’y attendre, les débats ont été chauds au conseil communal, vendredi soir, quand l’avis requis de la Ville sur le cadre de référence éolien, concocté par le gouvernement wallon, est venu sur le tapis. Et c’est non, mille fois non.

Ce cadre a beau être défendu par une coalition régionale comprenant le PS, le CDH et Ecolo, dans l’assemblée locale, les verts se sont retrouvés esseulés pour défendre l’objectif d’implanter 750 mâts en Wallonie. Notamment aux abords de Maizeret, Thon, Bonneville, Coutisse, Namêche et Vezin.

Le point est donc venu en urgence, la Ville devant rendre un avis à la Région avant la fin de ce mois d’avril. "Nous avons énormément de remarques à formuler", commençait le bourgmestre Claude Eerdekens (PS), également député wallon. "Le dossier est lacunaire, sa cartographie est illisible. Sur la carte, la Wallonie est divisée en 50 lots. Il n’est pas possible, en fonction des lots, de dire quelles seront les parcelles concernées. On nous demande d’acheter un chat dans un sac. Il y a là-dedans des mesures incompréhensibles. Le seuil sonore admissible qui était auparavant de 40 décibels passe à 45. On se préoccupe davantage des chauve-souris que des habitants. Avec ça, la Wallonie va vers une bulle financière qui ruinera les entreprises et l’emploi".

Dans l’opposition, bien que plus modéré, Philippe Mattart (CDH, et chef de cabinet du ministre Antoine) a indiqué que son groupe voterait contre. Les démocrates humanistes ont rappelé l’idée du ministre Di Antonio de placer les éoliennes prioritairement en bordure d’autoroutes. Selon Hugues Doumont (Ecolo), le cadre de référence fait l’objet d’un mauvais procès.