Après une réunion virtuelle de deux heures, une délégation a convenu de revoir le gouvernement wallon la semaine prochaine. Le centre de Namur était à nouveau paralysé par une manifestation jeudi matin. La circulation a été perturbée de 08h00 à 14h00 dans le quartier du Grognon ainsi que dans une partie du centre-ville.

Les secteurs de l'événementiel, de l'horeca et le B2B notamment s'étaient rassemblés devant le Parlement wallon pour une manifestation qui a rassemblé un millier de personnes environ. "Comme c'est assez dispersé en raison des distances sanitaires, il est difficile de compter le nombre de participants", apprenait l'agence Belga de source policière.

La manifestation a débuté peu avant 09h00 jeudi.

Un camion a été installé juste devant le Parlement wallon avec des DJ qui donnaient le tempo. Fumigènes et pétards ont été actionnés. "On veut travailler. Avec des mesures adaptées, mais cela fait un an qu'on ne peut plus travailler et cela doit cesser", a crié à la foule DJ Furax.

Vers 10h00, les brasseurs ont déversé dans la Sambre le contenu de fûts de bière périmés. Un peu plus tard, les manifestants ont exposé les restes du secteur dans un cercueil.

En fin de matinée, une délégation des secteurs présents a été conviée à une réunion en visioconférence avec le gouvernement wallon. "La plupart des discussions se sont passées avec le ministre-président wallon Elio Di Rupo et le ministre de l'économie Willy Borsus, mais les ministres Valérie De Bue, Philippe Henry et Christie Morreale étaient aussi présents" lors de cette vidéoconférence, a détaillé Maxence Van Crombrugge, l'un des organisateurs de la manifestation.

Après deux heures de réunion, il a été convenu que les parties se revoient la semaine prochaine. "Trois rendez-vous sont prévus au calme, mais nous avons l'impression que la Wallonie essaie de gagner du temps. Rien n'a avancé depuis la manifestation du mois dernier et nous craignons que les ministres fassent traîner le dossier pour éviter de prendre des mesures avant la réouverture de l'horeca", a expliqué M. Van Crombrugge.

Les secteurs de l'horeca, de l'événementiel et du B2B mettent en exergue les aides accordées dans les pays voisins. "La Wallonie n'a pris en charge que 25% des frais fixes. Le Luxembourg, la Flandre et la France, eux, sont à 90%. Nous demandons qu'on se rencontre à mi-chemin, mais cela représente quelque 600 millions d'euros que la Wallonie devrait emprunter pour aider le secteur. Nous n'avons pas l'impression que M. Di Rupo soit prêt à l'envisager même si nous sentons une oreille plus attentive auprès de Monsieur Borsus", a conclu M. Van Crombrugge.