Malgré une lourde rénovation réalisée fin des années 90, le Théâtre royal de Namur souffre d’une série de maladies chroniques. A commencer par un mal sombre qui ronge le bâtiment à petit feu. Une grande partie des versants de la toiture connaît d’importantes infiltrations d’eau qui menacent la toile de la grande salle. Des infiltrations d’eau accentuées par un mauvais dimensionnement des gouttières qui ne permettent pas d’évacuer les eaux pluviales en fortes pluies, avec pour conséquence des débordements sur les façades et de l’humidité sur les murs. "Or ces infiltrations d’eau ne datent pas d’hier. Dès 2003, le mal a été diagnostiqué. A l’origine, une malfaçon de l’entreprise en charge de la restauration qui n’aurait pas travaillé dans les règles de l’art. Malgré les engagements verbaux de l’entreprise de remédier à cette situation, il faut bien constater que la situation ne fait qu’empirer de jour en jour, au point de mettre à néant le travail de rénovation réalisé dans les années nonante. La garantie décennale à charge de cette entreprise n’a jamais été activée, avec pour conséquence que le contribuable namurois doit maintenant assumer les errements du passé !", regrette l’échevin des Bâtiments, Tanguy Auspert. Il est donc grand temps d’agir et de prendre les mesures qui s’imposent pour sauver ce joyau architectural et haut lieu de culture. Une telle réfection va peser lourd sur le budget communal. Ce sont, en effet, pas moins de 600000 € TVAC qui seront nécessaires