Déficit de fréquentation, machines à sous qui ne marchaient pas, licenciements,… Malgré les efforts réalisés, les comptes du casino de Dinant ont trop souvent été dans le rouge et les problèmes se sont longtemps accumulés sous les différents groupes qui ont été à la tête de l’établissement.

Depuis que Jurgen De Munck, patron de la société DR Gaming Technology (DRGT), a repris les commandes de l’établissement en janvier 2014, tout va pour le mieux. "La santé financière du casino est positive. Le loyer est payé à temps et à heure. Depuis que M. De Munck a repris le flambeau et a investi dans le capital, le bilan officiel est passé dans le vert alors qu’il avait toujours été dans le rouge avec des pertes qui ont déjà avoisiné le 1 000 000 d’euros", commente l’échevin des finances Victor Floymont.

Contacté par nos soins , le responsable du casino de Dinant, Camillo Continelli, a confirmé cette tendance générale positive. Et ce malgré l’implantation d’une nouvelle salle de jeux (Golden Palace), à quelques pas de là, en mai dernier. "Nous n’avons constaté aucune diminution de la fréquentation depuis l’arrivée de cette salle de jeux, la clientèle n’est pas la même. La nôtre provient de France à 70 %. Depuis que Jurgen de Munck est là, il ne fait qu’investir. On est passé de 140 à 208 machines et on voudrait encore augmenter ce chiffre. La fréquentation ne fait qu’augmenter. On est en moyenne à 210 entrées en semaine et 400 les week-ends. Il y a quelques années, on était à une quarantaine en semaine et une centaine les week-ends. En août 2015, on a eu un pic avec près de 10 000 entrées. Il y avait eu quelques licenciements ou départs volontaires à l’époque mais il n’y a plus rien eu de tout ça depuis. Du personnel a même été réengagé pour travailler en cuisine et aux machines. Une cinquantaine de personnes travaillent pour le casino."

Les jeux de table ont moins de succès

Un point délicat est néanmoins toujours d’actualité : celui des jeux de table qui ne connaissent plus du tout le même succès qu’avant. "Ce constat est le même pour tous les casinos du pays. Ils sont peut-être dépassés mais il s’agit de l’outil de base du casino. Sont-ils voués à disparaître ? Je ne sais pas. Mais il faudrait peut-être revoir leur exploitation."

Pour maintenir le cap du redressement économique, Jurgen De Munck s’attaque actuellement à développer les jeux en ligne.