2 associations de défense de l'environnement veulent faire cesser l'activité.

Voir des hydravions (des avions démarrant et atterrissant sur un plan d'eau) n'est pas chose courante pourtant il existe une hydrobase aux Lacs de l'Eau d'Heure. Cette base et les vols des monomoteurs constituent une nuisance que dénoncent l'asbl Terre Eco-citoyenne du pays de l'Eau d'Heure (association écologiste de la région) et le groupe Greenpeace du pays de l'Eau d'Heure. Ces associations travaillent à la promotion d'un tourisme éco-responsable et durable. Pour elles, il faut purement et simplement interdire l'utilisation des hydravions sur le lac de la Plate Taille.

Les motifs invoqués sont, bien entendu, d'ordre écologiques mais également administratifs.

L'absence de permis d'environnement et d'étude d'impact sur l'environnement rendrait l'activité illégale. "Cette hydrobase permanente est reconnue par la DGTA (Direction Générale des Transports Aériens) comme aérodrome; la définition d'un aérodrome par la DGTA précise bien que celui-ci peut être sur terre ou sur eau. Etant donné que le site internet de l'hydrobase précise qu'il utilise la longueur de la plate taille de 3100 m, cet aérodrome rentre donc dans les conditions de la classe 1, c'est à dire avec l'obligation d'un permis d'environnement et d'étude d'incidence sur l'environnement. Suite à notre plainte au département des permis et autorisations, le dossier est actuellement à la direction de Charleroi du département de la police et des contrôles. Nous attendons donc avec impatience l'enquête publique concernant les autorisations éventuelles d'un projet d'hydrobase. En attendant, nous serons attentifs au respect des règles dans le domaine de l'environnement," nous explique-t-on.

Autre raison invoquée, le dérangement permanent pour tous les utilisateurs du lac. A ce titre, une pétition rassemblant 1.000 signatures (des véliplanchistes, des habitants des villages de vacances comme Landal, des plongeurs, des membres du club nautique et du golf, des utilisateurs du centre Adeps, etc...) a été remise à la direction des lacs de l'Eau d'Heure . A cela, s'ajoute maintenant l'opposition des habitants des villages voisins.

Du côté des exploitants, on invoque la bonne foi et une autorisation pourtant accordée par la Région Wallonne sans pour autant qu'elle ait été questionnée sur l'affectation du site en base pour hydravions. Même si dans la liste il n'apparaît pas clairement que les hydrobases ont besoin de permis spécifiques, il aurait été utile de poser la question.

Le délai pour déposer le permis d'environnement requis arrive à échéance le 31 mars 2020. Sans cela, l'activité ne pourra plus se poursuivre.