Namur-Luxembourg

Une petite révolution, pour près de 300 000 habitants des provinces de Namur et Luxembourg. A partir de ce 4 février, le système des gardes médicales se réorganise. Sont concernés : le Luxembourg et une partie du Namurois (Dinant et Bièvre). Ce territoire sera désormais couvert par sept postes médicaux de garde.

Les patients seront obligés de transiter par ces structures, le week-end - du vendredi 20 h au lundi matin 8 h - et les jours fériés - de la veille à 20 h au lendemain matin à 8 h.

Les postes sont situés à Arlon, Bastogne, Bièvre, Dinant, Libramont, Marche-en-Famenne et Tintigny. Le site de Marche a le plus grand rayon d’action, de Durbuy à Ciney, soit 74 000 citoyens. Il est implanté avenue de France, dans l’ancien bâtiment des Mutualité Chrétiennes.

Cette réforme est née de la difficulté d’assurer les gardes en milieu rural. Plusieurs facteurs expliquent ce phénomène : vieillissement des généralistes, désintérêt des étudiants pour la médecine générale, diminution des installations de jeunes en milieu rural et recherche, pour les généralistes, d’un meilleur équilibre de vie.

Pour beaucoup, le rythme des gardes est devenu intenable, face à la pénurie de médecins. Les chiffres sont clairs : dans dix ans, 36 % des médecins en activité aujourd’hui - ils sont 355 au total - ne le seront plus. Une première expérience a démarré à Bastogne, avec succès. Les quatre cercles de médecine ont convenu de regrouper les généralistes de garde en postes médicaux de garde (PMG). Le but est de ne pas avoir plus d’une période de 12 heures de garde par mois. Durant la semaine, rien ne change.

Le principe est simple. Le patient compose un numéro unique (1733). S’il n’est pas en mesure de se déplacer, un système de navettes est prévu. Le trajet coûtera 5 euros. L’association en charge du système a essayé de limiter le temps de parcours, pour les patients les plus éloignés d’un PMG, à 30 minutes de voiture.