La Ville de Namur va créer un lieu de recueillement dans l’ancienne salle des mariages Léopold II, à Salzinnes, près de la piscine communale. L’idée est née sous l’impulsion de trois échevins : Alain Detry (MR), Tanguy Auspert (CDH) et Bernard Ducoffre (MR).

Ce lieu de recueillement sera mis à disposition des familles des défunts ne souhaitant pas aller à l’église avant de se rendre au cimetière, mais dont la volonté était de rendre un dernier hommage à leurs défunts.

"Il ne s’agit en aucun cas de faire concurrence aux entreprises des pompes funèbres, ces dernières étant d’ailleurs demandeuses d’un espace suffisamment vaste, susceptible d’accueillir un nombre important de personnes, ce que ne permettent généralement pas les funérariums", a expliqué lundi soir au conseil communal l’échevin de l’Etat civil, Bernard Ducoffre.

Il est apparu qu’un opérateur extérieur devait être désigné et se charger de la gestion de la salle et du raccord structurel tout en constituant un comité d’accompagnement pour le suivi de l’organisation en la personne d’Alain Detry, des représentants du service état civil et de l’échevin Bernard Ducoffre. La Maison de la laïcité s’est imposée dans les esprits pour créer une structure permanente, acceptant l’ouverture la plus large possible, étendue également aux autres cultes reconnus.

"Il ne fallait pas que les Namurois aient le sentiment que cette salle était réservée uniquement aux laïcs. La Maison de la laïcité se veut le relais entre les personnes n’étant pas de philosophie laïque et les établissements administratifs d’assistance morale non-confessionnelle", a précisé l’échevin Ducoffre. Le service rendu sera gratuit. Et une information sera communiquée aux entreprises des pompes funèbres afin qu’elles puissent sensibiliser les familles en deuil, puisqu’elles sont en première ligne et se chargent généralement de toutes les démarches.

"Ce sera une première en Belgique francophone puisque nous sommes la première grande ville à concrétiser un tel projet qui a pu voir le jour grâce à la collaboration de mes deux collègues des Bâtiments et de l’Environnement", a encore souligné l’échevin de l’Etat civil. La salle devrait être opérationnelle au printemps et sera inaugurée sous le nom d’Espace pluriel.