Selon nos confrères de la Dernière Heure, le virus aurait aussi été détecté dans une autre maison de repos du CPAS de Namur épargnée jusque-là: les Chardonnerets

La maison de repos d'Harscamp, au centre de Namur, subit les ravages du coronavirus. Le bilan est tragique avec, selon la Dernière Heure, 22 résidents décédées depuis la semaine dernière. On dénombrait 5 décès lundi dernier, 14 jeudi ainsi que 20 cas présumés et on déplore ce mardi 22 résidents décédés sur un total de 100 personnes occupant le home jusqu'il y a peu. Des chiffres qui s'observent aussi dans d'autres établissements du pays même si les chiffres ne sont pas toujours rendus publics.

Parmi les autres maisons de repos du CPAS, Saint-Joseph à Temploux compte des personnes infectées et, selon la DH, pas moins de 9 personnes seraient désormais touchées aux Chardonnerets.

Au delà d'un décompte alarmant, ces décès prématurés pour la plupart dans des circonstances et une solitude qu'on ne souhaite à personne, Philippe Noël tient à rappeler qu'il s'agit d'êtres humains et non de statistiques. Le président du CPAS n'est pas résigné même s'il est contraint de gérer une situation difficile avec des moyens limités.

"La situation est très problématique. Les maison de repos ne sont pas adaptées pour gérer une pandémie de ce type. La situation actuelle est surprenante car on avait identifié dès le début que les personnes âgées étaient les premières à protéger, les plus vulnérables, raison pour laquelle un confinement strict a été imposé aux maisons de repos (et de soins)", a-t-il déclaré à la RTBF

Même s'il n'est pas du genre à ruer dans les brancards, on sent le président du CPAS en colère devant la gestion de la crise. Il se montre incrédule devant l'attitude de l'autorité fédérale. "Les enjeux sont connus depuis le début et on se rend compte seulement maintenant de la portée que cela a pour les personnes âgées et on commence seulement à agir".

Interrogé par la RTBF, il a témoigné de la réalité de la plupart des gestionnaires de homes. "On se bat pour trouver des réponses localement au jour le jour depuis un mois en ce qui concerne les gels hydroalcooliques, les masques, les sur-blouses. La réponse du fédéral arrive beaucoup trop tard alors qu'on avait identifié le besoin en oxygène pour les résidents."

L'absence de testing dans les maisons de repos jusqu'ici a mené à une gestion approximative de la crise. "Avec le médecin coordinateur, on se débrouille tout seuls sur base de l'observation des paramètres que l'on peut prendre. et on fait des suppositions. Ce qui fait qu'on traite de la même manière une personne saine et une personne asymptomatique alors que ce n'est pas du tout de cette manière que l'on devrait gérer la pandémie dans nos institutions".

En matière de tests, promis par le fédéral par l'intermédiaire de la région, il a révélé qu'il lui avait fallu deux coups de fil pour arriver à se procurer des tests validés pour ses résidents le week-end dernier...