Il y a quelques jours, la photo d’une caméra ANPR capable de reconnaître les plaques des véhicules, récemment installée rue de l’Ange, a créé un tollé. Les Namurois ne voyant pas d’un bon œil les futurs procès-verbaux engendrés par cette technologie.

En effet, lorsque le système de transport intelligent a été présenté aux Namurois, l’échevine de l’époque avait assuré que les caméras n’auraient qu’un usage informatif et non répressif. Ce n’est plus tout à fait le cas.

"Outre les caméras de ce type qui servent de radar tronçons pour la police, 17 caméras ANPR ont été placées sur tous les axes pénétrant à Namur ainsi que dans le centre-ville. Un marché supplémentaire prévoit l’installation de 20 caméras pour compléter le dispositif dans la corbeille et à Jambes. En première intention, cela sert à mesurer le temps mis par un véhicule pour aller d’un point A à un point B", remet en contexte le cabinet de l’échevine de la Mobilité.

Ces données anonymisées sont transmises au système de transport intelligent (STI) qui communique les temps de parcours sur les panneaux à message variable aux entrées de ville et propose des solutions de mobilité alternative aux automobilistes.

La police de Namur a aussi accès aux images sans avoir accès aux plaques d’immatriculation même si un accès non anonymisé sera prochainement discuté au conseil communal de Namur.

Par contre, les images de ces caméras à reconnaissance de plaques arrivent aussi au centre Perex et sont accessibles à la police fédérale qui, elle, peut dresser des PV.

"Il ne s’agit pas de caméras de surveillance des individus ou de contrôler la vitesse comme certains le pensent, mais d’éviter le tout droit rue de l’Ange et rue de Bruxelles alors que le tourne à droite est de rigueur. Ou alors, rue de Bruxelles et devant la gare, de vérifier l’usage de la bande bus. Car les objectifs de mobilité ne peuvent pas être atteints si les usagers ne respectent pas les panneaux de circulation", souligne le cabinet de l’échevine de la Mobilité.

Le système de transport intelligent, toujours en phase de test, intègre à la fois une récolte des données en matière de flux de transport et environnementales et un volet de communication.

Il s’agit d’offrir aux usagers de la route une information sur l’état du trafic précise, multimodale, en temps réel et qui donne des conseils en matière de mobilité.