Les 4 et 5 juillet prochain, dix femmes parcourront l’ascension du Dôme de neige des Ecrins, à plus de 4 000 mètres d’altitude. Elles ont toutes un point commun : elles sont victorieuses d’un cancer du sein. Certaines ont terminé leur traitement, d’autres sont en rémission. Elles seront accompagnées dans leur challenge par une équipe de thérapeutes (médecins, psychologues et préparateurs physiques) et de professionnels de la montagne.

Ce projet 100 % namurois, intitulé 10 Femmes pour un 4 000, est le troisième du nom. Les deux éditions précédentes ont été un succès.

"On a eu des retours merveilleux des participantes. Elles ont vécu là quelque chose d’exceptionnel qui leur a apporté beaucoup de choses", commente la secrétaire de l’ASBL 10 Femmes pour un 4 000, Isabella Caponi.

Restaurer une estime de soi altérée

Soutenu par le CHU Dinant-Godinne, il a été créé en 2013 à l’initiative de Patricia De Bontridder, psychologue en oncologie et soins palliatifs. Avec des objectifs multiples : restaurer une estime de soi altérée par le diagnostic et les traitements médicaux et valider un programme de reconditionnement sportif qui pourra être, à l’avenir, proposé aux malades à l’issue de leur traitement. Mais aussi de redonner une certaine confiance à ces femmes qui se retrouvent bien souvent seules, sans objectif, lorsqu’elles entrent en rémission.

Une ascension du Dôme des Ecrins ne se prépare toutefois pas à la légère, surtout pas après les lourds traitements subis. Outre un suivi psychosocial, elles bénéficient depuis début janvier d’un entraînement physique de six mois donné par Olivier Struys, professeur d’éducation physique. Au programme : un entraînement de deux heures, tous les vendredis dans une salle de sport, une activité de trois heures le dimanche, une randonnée par mois et deux fois une heure d’exercices, (de gainage par exemple) à réaliser chez soi.

"Jusqu’à présent, hormis quelques bobos de remise en route, tout se passe bien", indique le coach Olivier Struys. L’ascension se déroulera donc en deux étapes, début juillet. "La première nuit sera passée dans un chalet à 3.200 m d’altitude. Le réveil est prévu à 3 h car la seconde journée sera longue avec 14 heures de marche : on grimpe au sommet puis on redescend tout. Je l’ai déjà fait, c’est hard. Mais c’est un fameux défi, surtout pour ces dames", a conclu Isabella Caponi.