Le programme du CDH veut diminuer la fiscalité sur les nouveaux qui ouvrent


Parmi les nombreux thèmes figurant dans le programme du CDH pour la ville de Namur, on note des propositions pour soutenir le petit commerce. "Le commerce de proximité est un secteur pourvoyeur d’emplois. Il est davantage ancré dans son territoire et moins facilement délocalisable, reconnaît Maxime Prévot. C’est un élément majeur qui favorise le lien social, la convivialité et la vitalité de nos villes et centres urbains, la sécurité des habitants, l’autonomie des seniors…"


C’est pourquoi le CDH propose de baisser la fiscalité sur les commerces dans les centres-villes de Namur et Jambes (il ne mentionne pas Saint-Servais, Salzinnes et Bouge) par une exemption des additionnels communaux pendant trois ans pour tout nouveau commerce de proximité "dans un périmètre défini du centre-ville ou du centre d’une bourgade selon le schéma de structure et supprimer dans ces zones les taxes communales qui pèsent sur les commerces".


Si Maxime Prévot souhaite prolonger le moratoire sur les commerces d’une certaine surface sur la Nationale 4 à Erpent afin de maintenir l’attractivité du futur centre commercial, il émet l’idée d’une espèce de dédommagement qui permettrait aux petits commerçants de faire leur promotion.


"Nous pourrions imposer à Besix, promoteur du futur centre commercial, qu’il octroie à l’Association des commerçants namurois une enveloppe annuelle destinée à soutenir et promouvoir les commerces du cœur de ville", dit-il.

Puisque l’emploi fait partie de ses priorités affichées au point d’en faire une compétence échevinale, la réduction des impôts communaux s’appliquerait aussi aux indépendants, TPE et PME "durant les trois premières années d’installation conditionnée à des engagements qualité".

Et comme le prix des loyers constitue un frein pour beaucoup, le CDH voudrait "transformer la Régie foncière en véritable agence immobilière économique pour acquérir, mobiliser et valoriser le foncier, les immeubles communaux et les rares friches industrielles pour les mettre à disposition de projets innovants et de nouveaux modèles économiques (économie collaborative, économie circulaire…)".