Pas normal de cachetonner au BEP quand on est en charge de l’économie provinciale

Les candidats de la liste PS pour la province de Namur ne citeront jamais le nom de Jean-Marc Van Espen, le député président namurois. Pourtant, c’est bien lui qu’ils visent quand ils citent un exemple de mauvaise gouvernance au sein du collège provincial actuel.

Citer le nom du mandataire MR irait à l’encontre de la charte de bonne conduite que le PS de Namur a voulu lancer et qui s’est soldée par un accord entre les différents partis stipulant que "les candidats s’engagent collectivement à poursuivre une campagne où les comportements et propos à l’égard des uns et des autres sont respectueux et dignes."

On le nommera donc par son titre. "Lorsque le député provincial en charge de l’économie et déjà rémunéré pour ce rôle, touche un salaire supplémentaire pour faire partie du conseil d’administration du bureau économique de la province de Namur alors qu’il s’agit précisément de son bras armé en la matière, la province ne comptant pas en son sein de service économie, il est rémunéré deux fois pour le même travail. C’est à ce genre de choses que nous voulons mettre fin avec des points relatifs à la bonne gouvernance dans notre programme", cite en contre-exemple Pierre-Yves Dermagne, actuel député wallon et ancien ministre des pouvoirs locaux.

"C’est pour cette raison que nous voulons poser une geste fort : imposer à ceux qui exercent des fonctions exécutives provinciales la gratuité pour les mandats dérivés qui constituent le prolongement de leur mandat", renchérit Antoine Piret, tête de liste à la province pour le canton de Namur.

Toujours dans un objectif de bonne gouvernance, les candidats PS à la province proposent de lier la rémunération des mandats au niveau de responsabilité de la fonction et à la présence effective aux réunions.

Ils s’engagent à rendre la clarté sur les mandats, salaires et jetons de présence à travers un cadastre des mandataires. "Les citoyens y auront accès facilement", promet Antoine Piret. Mais aussi à proposer aux élus provinciaux et administrateurs d’une structure (para) publique une formation leur permettant de s’acquitter au mieux de leur fonction.