Durant tout le mois d’avril, les habitants de Namur ville - Jambes, Salzinnes, Saint-Servais, Belgrade et autres communes plutôt populaires - recevront un toutes-boîtes flambant neuf. Intitulé "Etincelle" comme le local namurois du PTB chaussée de Gembloux, il ne s’agit ni d’une publicité ni d’un prospectus, mais d’un bimestriel d’information alternative. C’est ainsi que les responsables du Parti du Travail de Belgique le définissent.

En fait, il s’agit d’une stratégie nationale du parti pour mieux se faire connaître au sein de la population et de montrer que la mouvance d’extrême gauche est proche des préoccupations du peuple. "Cette consultation populaire existe bel et bien, insiste Jean-François Lenoir, le chef de groupe communal. Avant d’établir notre programme, nous consultons la population locale afin de définir les sujets qui l’interpellent le plus. Pour les dernières élections, nous pensions mettre l’accent sur le maintien du travail. Or, les 40 000 personnes consultées étaient majoritairement tracassées par la pauvreté."

Une nouvelle consultation

Une démarche qui leur semble juste et qu’ils répètent : une nouvelle consultation est en place sur le site du PTB pour dessiner le programme du prochain scrutin. Et de faire la comparaison avec la majorité en place. "Maxime Prévot pense que les citoyens doivent voter pour lui et puis se taire et le laisser diriger parce qu’il sait mieux que personne ce qui est bon pour Namur. La preuve avec la consultation populaire sur le futur centre commercial !", lance le jeune homme.

L’objectif avoué du prochain scrutin communal est simple : obtenir un siège au conseil communal. "Lors du dernier scrutin, on n’était vraiment pas loin de l’obtenir. Il s’en est fallu de 300 voix ou presque", regrette Thierry Warmoes, président du PTB Namur-Luxembourg qui estime qu’un parti comme le PTB doit faire partie du conseil communal de la capitale de la Wallonie, seule grande ville de la province. Comme quoi, le candidat d’ouverture ne fait pas tout…