Ce mardi soir au conseil de police de la zone Namur Capitale a voté l’acquisition de 90 bodycams pour 115 000 € TVAC. Un outil intéressant notamment en cette période de police bashing, selon le bourgmestre et président de zone Maxime Prévot. Devant les enjeux de sécurité et de libertés individuelles, avec les questionnements légitimes liés à ce sujet sensible, le chef de corps Olivier Libois est venu répondre aux questions des élus, qui relaient les interrogations des citoyens. Nous reviendrons dans un dossier prochain sur cette première wallonne.

Pourquoi faut-il 90 bodycams ?

"90, c’est une dotation collective, chacun du personnel qui travaille peut en porter une, mais elle ne lui est pas dévolue. Le pool des agents de quartier en aura 20. Ce qui veut dire que chaque policier en intervention pourra s’équiper d’une bodycam."

Pourquoi ne pas commencer avec moins ?

"Pour éviter de se retrouver à terme avec plusieurs lots de différentes marques qui fonctionnent différemment."

Les policiers seront-ils formés ?

"Une formation d’une journée pour chacun est prévue avant de pouvoir utiliser les bodycams, pas seulement sur leur fonctionnement, mais sur des données importantes : dans quelles conditions utiliser les bodycams, l’obligation d’informer le citoyen juste après l’avoir connectée, quel accès aux images…"

Les policiers seront-ils obligés de les utiliser ?

"Non, ce n’est pas basé sur l’obligation, mais sur l’initiative et le volontariat. Si des images sont filmées, cela doit figurer dans le PV. Le policier ne peut matériellement pas y avoir accès, sauf une fois qu’elles sont téléchargées sur notre serveur sécurisé et uniquement avec l’autorisation du procureur pour dresser son procès-verbal d’intervention".

Peut-on refuser d’être filmé ?

"Non. Le citoyen ne peut pas refuser que la bodycam le filme. De la même manière que le policier ne peut pas refuser qu’un citoyen prenne son smartphone et le filme en intervention."