Les auteurs du projet ont redessiné la station du bas: une nouvelle enquête publique est nécessaire

Le téléphérique de Namur prend bien du retard par rapport à son calendrier initial. Dans le souhait des constructeurs et exploitants, l'association momentanée Franki, Poma et Labellemontagne, le chantier aurait déjà dû avoir démarré pour une exploitation encore en 2019. Il faut dire que chaque année qui passe depuis l'attribution du marché leur fait perdre 600.000 euros. Ils ont donc hâte que le projet aboutisse.

(En photos, le téléphérique tel qu'il a été repense en bas. On voit que le futur aménagement de la place Maurice Servais a été intégré.)


Sauf que le permis n'a pas été accordé. Voici quelques semaines, le fonctionnaire-délégué demandait à l'entrepreneur de revoir plusieurs aspects.

D'abord, l'architecture de la future station en bas, qui donne sur la rue des Brasseurs dans le quartier historique et la place Maurice Servais. Sa conception originale détonnait trop avec son environnement en bord de Sambre. L'enquête publique et l'avis de la ville lui succédant épinglaient la forme, les matériaux, les couleurs de la future station...

Le nouveau projet de station est désormais moins moderne. La partie technique du bâtiment sera, elle aussi, mieux cachée et mieux intégrée car partiellement couverte. "L’alignement du bâtiment colle davantage avec le reste de la rue: même gabarit, même hauteur, brique brune. Il est plus classique", décrit Michel Jehaes, le chef du département Voies Publique à la ville de Namur..

Ensuite, les éventuelles nuisances sonores du téléphérique. Même si les moteurs sont depuis le début prévus au sein de la station haut, sur la Citadelle, loin des habitations, les Namurois ont exprimé des craintes. L'étude d'acoustique les balaierait totalement. "Elle a combiné le bruit d’un téléphérique en montagne avec un enregistrement des sons du quartier. Le supplément de bruit est quasi nul. Il s’intègre au bruit des voitures sur la place Maurice servais", précise encore Michel Jehaes.

Lorsque la décision du fonctionnaire délégué était tombé il y a quelques mois, le bourgmestre de Namur était confiant: les délais de construction et de mise en service ne devaient pas être revus puisqu'il s'agissait de la continuité de la procédure entamée. On apprend aujourd'hui que le projet modifié doit refaire le circuit enquête publique (juillet), avis de la ville, permis (pas avant l'automne). Ce qui retarde le projet téléphérique de plusieurs mois. On ne devrait pas le voir fonctionner avant le printemps 2020.

En vidéo, le téléphérique tel que présenté l'an dernier

Le dossier téléphérique sera notamment abordé, et les Namurois pourront poser leurs questions, lors de la séance publique d'information Grands Chantiers qui se déroule ce lundi 17 juin à 19h à la Bourse. Ouvert à tous, pas d'inscription nécessaire.

Qui sera présent pour évoquer l'évolution des projets et répondre aux questions?

  • Certains membres du Collège communal de la Ville de Namur
  • Représentants des Départements des Voies publiques, de l'Aménagement urbain et des Bâtiments de la Ville de Namur
  • Représentants de la Direction des routes du Service public de Wallonie (SPW)
  • Représentants de la Direction des Voies Hydrauliques de Namur (SPW)
  • Représentants de la SNCB
  • Maîtres d’ouvrage des différents chantiers