Les riverains du futur centre cinéraire ont exposé leurs craintes.

Le projet d’implanter le crématorium entre l’autoroute et le terrain de football de Longlier fait débat. Plusieurs riverains proches du bois de la Maladrie ont interpellé le conseil communal de Neufchâteau dans une salle comble. Ils ont exprimé leurs inquiétudes face à ce projet situé au milieu d’une parcelle boisée de 6 hectares.

Si les intervenants ne sont pas opposés à ce projet, ils souhaitent le voir ailleurs. "Il existe d’autres terrains adaptés dont l’un situé à l’entrée du zoning, totalement équipé à proximité de l’autoroute. Pourquoi ne pas étudier cette possibilité ?", interroge Philippe Charo.

L’un de ses voisins regrette le manque de communication du bourgmestre qui avait promis de répondre à toutes les questions posées en juin dernier. Mais il soulève également un autre problème, lié celui-là à la circulation. "La rue des Haies est déjà saturée par les activités sportives voisines. C’est une rue longue et étroite qui mérite d’être sécurisée pour y empêcher les cortèges de voitures. Pouvez-vous également garantir que le crématorium sera caché de la vue des riverains proches ?", poursuit Frédéric Devaux.

Le Collège s’était entouré du service technique provincial qui a accompagné l’étude de faisabilité réalisée par le Segefa. "La sortie 27 de l’autoroute a été privilégiée car elle est équipée en gaz et se trouve à proximité de voies rapides entretenues. L’hydrologie est importante et le bois de la Maladrerie ne contient pas d’eau souterraine. C’est le secteur qui convient le mieux à ce projet qui ne fait ni bruit, ni de vibration et ne dégage pas d’odeur", précise Francine Pouleau, attachée spécifique à la Province.

Quant au zoning d’Ardenne Logistics, il est la propriété d’Idélux. "Cette zone nous intéressait. Mais Idélux y a beaucoup investi et souhaite réserver cet espace aux entreprises. Nous avons prospecté les terrains agricoles mais il n’existe pas de zone assez grande et nous sommes face à de nombreux propriétaires en indivision", poursuit Mme Pouleau.