Dans nos sociétés, l’espérance de vie, et on ne pourra que s’en féliciter, ne cesse d’évoluer favorablement. La part de la population appartenant au troisième et au quatrième âges grandit sans cesse. En terme de santé et d’infrastructures d’accueil, cela a évidemment un coût.

Une donnée à laquelle les CPAS, qui sont traditionnellement les gestionnaires des maisons de repos publiques, sont particulièrement attentifs par les temps qui courent.

Rappelons au passage que le secteur privé est aussi très actif. Les CPAS sont donc confrontés à cette double donnée. D’un côté, une demande croissante mais aussi des normes de qualité qui augmentent. D’un autre côté, un état général des finances publiques qui suit la pente descendante… Comment faire face à ce dilemme ?

Prenons la Ville de Namur comme exemple. Le CPAS gère 5 maisons de repos : les Chardonnerets, Grand Pré, Saint-Joseph, la Closière et Harscamp. Dans les deux derniers cas, un déménagement est prévu. Dans cette optique, deux terrains sont acquis, l’un est avenue Val Saint-Georges à Salzinnes, l’autre à côté du collège d’Erpent. Le coût de mise en conformité des maisons de repos namuroises est estimé entre 10 et 12 millions d’euros par structure. Une ardoise salée.

Reste donc à trouver des solutions.

Pour le président de CPAS Philippe Defeyt (Ecolo), “le premier enjeu stratégique des centres d’action sociale à l’avenir est le maintien à domicile, ou plutôt le mieux vivre à domicile. Le quotidien nous confronte à l’état de solitude et de précarité des personnes âgées. Le déficit budgétaire du CPAS est surtout influencé par les travaux de mise aux normes des maisons de repos.

L’ensemble de la majorité a été très clair, les travaux sont conditionnés à l’obtention des subsides qui couvrent de 40 à 45 % du coût total”.

Bref, les maisons de repos ont encore de l’avenir, mais il serait aujourd’hui totalement illusoire de croire que chacun peut prétendre y trouver une place.