Des locaux trop exigus, et plus tout à fait aux normes Les conditions de travail du personnel à l’hôtel de Ville de Durbuy ne sont pas idéales. Le bâtiment, implanté à Barvaux dans le parc communal, a certes un cachet indéniable, mais il a le poids de son âge. Les membres du personnel observent donc avec enthousiasme la construction d’un nouveau pôle administratif, à quelques mètres. Mercredi après-midi, un geste symbolique a été fait, avec la pose de la première pierre. Il ne s’agit pas vraiment de la première, car le complexe est en chantier depuis plusieurs semaines déjà. Une bonne nouvelle, tout de même : "Le dossier est né en 2004. Comme toujours, la procédure est un peu longue avant de le concrétiser", indique le bourgmestre, Philippe Bontemps (CDH).

Le pôle administratif aura une superficie de 800 mètres carrés, soit 200 mètres carrés de plus que le projet initial. Le bâtiment réservé aux services administratifs abritera une cinquantaine de postes de travail. L’affectation sera cependant plus large.

La Maison d’accueil de l’enfance intégrera le complexe, avec une halte-garderie et les soins de l’Office de la naissance et de l’enfance. La capacité de la crèche passera à cette occasion de 15 à 18 places. Jusqu’ici, elle était abritée de l’autre côté de l’Ourthe, en zone inondable. L’ensemble du projet aura coûté plus de deux millions d’euros. "Nous avons veillé à utiliser des matériaux qui s’intègrent dans le parc, dit le bourgmestre. La Région wallonne est intervenue à hauteur d’un million d’euros dans le financement." "Le dossier rentré par Durbuy était un des meilleurs en Wallonie", se souvient Philippe Courard (PS), qui avait signé la promesse de subside, du temps où il était ministre des Affaires intérieures. Il avait débloqué des moyens pour des projets où les communes regrouperaient différents services sur un même site. Que va devenir l’actuel hôtel de Ville ? Les autorités locales n’ont pas l’intention de le laisser inoccupé bien longtemps. "Notre objectif est d’y rapatrier le CPAS, actuellement à Bomal", explique Philippe Bontemps.