La Société wallonne des eaux annonce que les appels d’offres pour la jonction avec Stavelot vont être lancés.

À la suite de l’enquête publique relative à sa demande, la société IBV (Industrie bois Vielsalm) s’est vu refuser le permis d’environnement pour le forage d’une nouvelle prise d’eau.

"De nombreuses réclamations sont rentrées à l’administration communale dans le cadre de cette enquête, explique le bourgmestre Elie Deblire. La direction des eaux souterraines de la Région wallonne a remis un avis négatif, tout comme la Société wallonne des eaux, gestionnaire de notre réseau. Il arrive fréquemment que le réservoir qui alimente le parc d’activités économiques de Burtonville soit ravitaillé en eau par des camions-citernes. Dans ce contexte, cette nouvelle prise d’eau ne pouvait être autorisée."

À la Société wallonne des eaux, le porte-parole, Benoît Moulin, confirme qu’à Vielsalm la distribution d’eau reste critique sur le plan structurel. En 2017, la commune a octroyé à Spanolux une augmentation de la capacité de sa prise d’eau souterraine, ce qui a eu pour conséquence de diminuer le débit de la source Gossoin, indispensable pour l’alimentation de la localité. Dès lors, le forage d’un nouveau puits n’aurait fait qu’accroître le problème.

"La multiplication des prises d’eau représente une pression importante sur les aquifères, surtout en période de sécheresse, et augmente les risques de pollution", poursuit Benoît Moulin.

Ce nouveau puits risquait, par ailleurs, de mettre à mal l’équilibre économique du projet de jonction avec la conduite en provenance de Stavelot. "La SWDE a décidé d’investir plus de 12, 5 millions d’euros dans la pose de cette conduite reliée au barrage de La Gileppe, rappelle Benoît Moulin. Celle-ci permettra d’alimenter aisément les entreprises du zoning de Burtonville. Les premiers appels d’offres vont être lancés dans les prochaines semaines pour construire un réservoir intermédiaire entre Stavelot et Vielsalm. Ensuite, toutes les canalisations devront être posées. La jonction devrait être opérationnelle dans deux ou trois ans."