Suspendues en raison du confinement, les fouilles du chantier archéologique de la Maison des parlementaires à Namur ont repris et mené à de nouvelles découvertes

 Les archéologues espèrent toujours remonter jusqu'à la préhistoire. Ils ont jusqu'à la fin du mois, conformément au nouveau délai qui leur a été accordé par le Service public de Wallonie (SPW) et le Parlement wallon. Les fouilles ont commencé le 10 décembre et devaient durer quatre mois, pour ensuite laisser place à la construction de la Maison des parlementaires, l'extension du Parlement wallon. Le 10 avril, le chantier aurait donc dû se terminer mais une pétition a récolté quelque 7.000 signatures et un accord a finalement été trouvé entre les différentes parties.

Depuis le 4 mai, les chercheurs sont à nouveau à l'oeuvre sur le site, considéré comme l'un des plus riches de Wallonie et même d'Europe. Des règles ont toutefois été fixées en raison du Covid-19. L'équipe de 24 archéologues a ainsi été divisée en deux groupes qui se relaient. Le port du masque est aussi de rigueur, tout comme la distanciation sociale ou la désinfection des outils.

"Les conditions sont particulières mais c'est un soulagement d'avoir pu reprendre nos recherches", a souligné Raphaël Vanmechelen, responsable scientifique de l'Awap. "Nous avons pu affiner notre travail, corriger des données. Il y a aussi des nouveautés comme la mise en évidence de la métallurgie du fer entre le 4e et 6e siècles. Dorénavant, on sait également que les grands bâtiments publics liés au système défensif datent du 13e siècle."

"Notre but d'ici le 31 mai est d'atteindre les toutes premières occupations du site. Nous sommes déjà remontés jusqu'au 1er siècle. Il y a certainement encore quelque chose en dessous mais c'est encore un peu tôt pour le dire."