Namur-Luxembourg

En avril dernier, la ville de Namur décrochait de la Région wallonne un subside de sept millions d'euros pour construire sa nouvelle caserne des pompiers. D'emblée, le site de la Porcelaine, à Jambes, a été retenu. Lundi prochain, au conseil communal, le conseiller de l'opposition (PS) Frédéric Laloux compte interpeller la majorité sur ce dossier.

Frédéric Laloux va inviter la majorité à diligenter ce dossier : "La décision du conseil communal précisait que, si la ville de Namur ne décrochait pas au moins neuf millions d'euros, elle ne poursuivrait pas le projet. Moi, je demande la poursuite du dossier. Que le collège fasse des propositions au conseil en termes d'études, d'implantations,... Il faut concevoir un projet qui colle avec le subside reçu, sur un lieu qui ne soit pas nécessairement le site de la Porcelaine. J'ai déjà critiqué ce choix, qui passe par l'obligation de racheter une partie du terrain. Il y d'autres endroits possibles : par exemple, à Bouge, où des terrains du CPAS sont disponibles, ou encore sur le site du Bon Dieu. Autre piste : pourquoi ne pas demander à la SNCB si des terrains ne sont pas rendus disponibles ?"

Frédéric Laloux a rédigé en ce sens une délibération qu'il proposera lundi. Du côté de la majorité, on n'est bien résolu à mener ce dossier à bon port : "Sept millions d'euros constituent un subside non négligeable et Charleroi, qui compte une population deux fois plus importante que Namur, a obtenu le même montant", admet l'échevin des Bâtiments, Tanguy Auspert.

Cela dit, selon les calculs, un subside de neuf millions d'euros était souhaité, d'autant que le coût global du projet est estimé à 12, 13 millions euros. La ville envisage dès lors de vendre l'ancienne caserne des pompiers pour diminuer la part communale. "Le site de la Porcelaine semble le plus adéquat. La future caserne serait ainsi accessible de deux côtés à la fois par l'avenue Materne et la chaussée de Liège... D'un point de vue géographique, quand on trace toutes les diagonales sur le territoire de Namur, la rue Mazy, à Jambes, s'avère être un point central", note Tanguy Auspert.

A Jambes, la caserne des pompiers occuperait donc une position stratégique. Suite des débats lundi soir au conseil.