Le projet est en bonne voie, la coopérative se dit très confiante pour la suite.

Ouf de soulagement pour la Coopérative des betteraviers transporteurs (CoBT). Les fonctionnaires régionaux ont en effet décidé de leur accorder le permis unique indispensable à l’implantation et à l’exploitation d’une sucrerie dans le zoning de Feluy, à Seneffe. Cet avis favorable permet aux porteurs de projet d’y croire plus que jamais.

Environ 1 800 agriculteurs wallons, flamands et français ont répondu à l’appel pour prendre part à ce projet inédit, au sein duquel ils seraient les principaux actionnaires. "L’obtention de ce permis était une étape cruciale dans une démarche administrative initiée il y a plus d’un an, souligne Benoît Haag, coordinateur. C’est un pas de plus vers la concrétisation de cette sucrerie seneffoise."

Jusqu’au 31 janvier pour investir dans ce projet

Si l’objectif reste de débuter les travaux au printemps pour une première campagne sucrière dès 2021, rien n’est encore joué. D’une part, parce que les citoyens et la commune peuvent encore introduire un recours auprès du ministre. D’autre part, parce que l’obtention de ce permis n’était pas l’étape finale du processus.

Les futurs coopérateurs ont encore jusqu’au 31 janvier pour investir dans ce projet. "À ce stade, nous ne pouvons pas donner de chiffres. Mais la tendance est positive car en moyenne, les agriculteurs et sympathisants souscrivent à plus de parts que ce qu’ils avaient annoncé dans leur déclaration d’intérêt. Nous savons que c’est à quelques jours de l’échéance que tout va se jouer."

Une fois ce soutien acquis et les capitaux rassemblés (ils doivent représenter au moins 30 % des 327 millions d’euros d’investissement), la CoBT devra encore les compléter par l’apport des parts de la Société régionale d’investissement de Wallonie (SRIW) et d’autres investisseurs minoritaires. "Nous avons déjà obtenu un accord de principe de la SRIW, ce qui est terriblement rassurant. Nous pourrons alors poursuivre nos négociations de crédits avec les banques belges."

Rappelons que si la commune de Seneffe ne se montre pas défavorable au projet, elle avait d’abord émis des réserves et rendu un avis négatif conditionné. Il était notamment question de veiller à limiter au maximum les nuisances visuelles, sonores, olfactives et l’impact du charroi sur la mobilité. L’ensemble du projet doit désormais être réétudié par l’administration, qui devra alors valider le projet ou s’y opposer.