"Un an après la découverte de la dernière carcasse fraîche infectée près de Saint-Léger, la situation évolue favorablement. Toutefois, la peste porcine africaine n'est pas encore totalement éradiquée: les règles jugées essentielles en termes de biosécurité sont donc maintenues", a expliqué la ministre.

Il reste interdit de pénétrer en forêt en dehors des routes forestières, des chemins et sentiers en l'absence de dérogation. De même, il demeure interdit de circuler la nuit en raison de la poursuite des tirs de nuit pour la destruction du sanglier.

Toutefois, les dérogations permettant de circuler en forêt sont assouplies dès ce lundi. Les particuliers peuvent reprendre leurs exploitations de bois de chauffage sur base d'une simple autorisation du Département de la Nature et des Forêts (DNF), les travaux forestiers de gyrobroyage et de peignage sont dorénavant admis sur autorisation du DNF, y compris pour la préparation des lignes de chasse et la prospection préalable par le DNF avant l'exploitation forestière n'est plus exigée.

Les chaussures doivent continuer à être désinfectées à l'issue de chaque accès hors voirie, mais le reste du matériel, de l'outillage, des engins et véhicules utilisés ne doivent plus être désinfectés que lorsqu'ils quittent la zone infectée. Le nombre de personnes pouvant se promener n'est plus limité (sauf dans le cadre des mesures liées au Covid-19) et des événements temporaires nécessitant un balisage peuvent à nouveau avoir lieu.

Une dérogation permettant l'accès hors routes, chemins et sentiers est par ailleurs introduite en faveur des chasseurs qui pourront recommencer à partir du 15 septembre à chasser des espèces autres que le sanglier dans la zone infectée.

La circulation vers les domiciles et résidences secondaires, les terrains enclavés utilisés à des fins agricoles, piscicoles ou extractives, aux comptages de gibier, aux zones d'intérêt culturel et aux campings, ne nécessitent plus de dérogation et sont autorisées.

La ministre insiste sur la nécessité de rester vigilant. Vu l'évolution favorable de l'épidémie, la Belgique devrait déposer en octobre un dossier auprès de l'Union européenne et de l'Organisation mondiale de la santé animale afin de retrouver son statut "indemne PPA".

"L'un des objectifs reste de maîtriser les populations de sangliers tant dans la zone infectée (ZI) que dans les zones d'observation renforcée (ZOR) et de vigilance (ZV)", a précisé l'inspecteur général du Département de l'Etude du Milieu Naturel et Agricole (DEMNA) du Service Public de Wallonie, Marc Herman.

En l'absence de nouveaux cas positifs, le statut devrait être retrouvé à la fin de l'année, après deux ans de mesures prises en Gaume.