Namur-Luxembourg René Collin, ministre wallon de la Nature/Forêt, a rencontré son homologue français.

Branle-bas de combat ce vendredi en Gaume. Sur la route qui relie Virton à Sommethonne, le cortège de véhicules officiels (au moins 30) est long de plusieurs centaines de mètres. Il comporte des journalistes belges et français. Mais surtout les ministres René Collin et Didier Guillaume.

"J’avais lu certaines choses sur la PPA. J’ai pu constater la réalité du terrain et je suis content de ce que j’ai vu. On ne nous a pas raconté des histoires. Je tiens à remercier la Belgique pour tous les efforts déjà consentis afin d’éradiquer la PPA. C’est grâce à vous que la France s’en sort indemne pour le moment", déclare le ministre de l’Agriculture envers son homologue belge.

La France voisine ne craint donc pas la PPA, même si son ministre de l’Agriculture reste vigilant. Au point de proposer un plan PPA dès lundi prochain à l’Élysée. "Nous ne sommes pas inquiets mais… préoccupés. À la suite de la découverte de deux cas de sangliers contaminés en dehors de la zone tampon, nous devons augmenter notre niveau d’alerte/sécurité. Nous ne voulons pas de la PPA chez nous. Ce serait un drame pour notre économie", ajoute-t-il.

Concrètement, la France et la Belgique vont augmenter leur collaboration : en réalisant des contrôles (battues, échantillonnages) plus réguliers. En localisant les animaux avec l’aide des chasseurs/DNF. "En créant cette Task Force qui va nous permettre de travailler ensemble. Car c’est à deux que nous prendrons désormais des décisions."

Pour le ministre, la France intervient au bon moment dans cette crise. Il n’est pour le moment point question de planter une clôture quelconque dans l’Hexagone. "Pour quoi faire ? Si la première qui se trouve en Belgique est efficace…"

La PPA s’est dirigée de l’est vers l’ouest ces dernières semaines. De son côté, René Collin a rappelé qu’une deuxième clôture venait juste d’être installée entre Sommethonne et Gérouville. Que 299 sangliers ont été déclarés positifs sur un total de 630 échantillons prélevés dans le périmètre que l’on considère infecté. La Protection civile, la DNF et les chasseurs restent occupés en permanence. "Tous les services fédéraux, régionaux ou universitaires belges travaillent en étroite collaboration. C’est une grande satisfaction du Service public, on ne peut que saluer ce travail."

L.T.