La zone Nage lance un processus d'accréditation internationale pour se positionner comme précurseur en matière de qualité des soins de santé ambulanciers.

C'est une première européenne: si bon nombre d'hôpitaux sont accrédités ou en cours d'accréditation, aucun service d'AMU (aide médicale urgente) n'a encore franchi le pas. Or, il s'agit d'un maillon important dans la chaîne de soins. Nul doute qu'après la zone Nage (Namur-Andenne-Gembloux-Eghezée), pionnière dans cette démarche, d'autres services ambulanciers suivront le même chemin.

"Actuellement, l’obtention de subsides s’effectue uniquement sur le nombre de permanences et de missions, elle n’est pas fondée sur la qualité des soins et services prodigués par les équipes de terrain et d’encadrement", rappelle Maxime Prévot, président de la zone, en préambule. Tandis que le Lieutenant Pierre-Yves Paquot-Servais, officier responsable AMU, explique à quel point ce processus d'accréditation va renforcer la qualité et l’efficacité. des services de la Zone de secours NAGE

"Dans cette démarche, l’ensemble des secteurs d’activités de la Zone de secours ainsi que les membres du personnel seront évalués. Les processus, équipements et départements seront in fine documentés dans des référentiels garants d’une qualité des soins et services fournis aux patients. Ces documents seront régis selon trois sections, ils seront validés par Accréditation Canada International, l’organisme extérieur indépendant sélectionné par la zone sur base d’une procédure de marché public pour superviser et encadrer le processus d’accréditation", détaille-t-il.

Coût de l'opération: 90.000€ pour démarrer puis 30.000€ par an environ. "A l’heure actuelle, aucun service AMU n’est accrédité en Europe alors que de nombreux services similaires le sont déjà outre Atlantique. La zone de secours NAGE est donc pionnière sur notre continent en étant la première en Europe à lancer cette accréditation pour son service ambulancier", poursuit le Lieutenant Pierre-Yves Paquot-Servais.

Au-delà d’une approche purement économique, l’accréditation va apporter bon nombre d’atouts. "Elle favorisera la culture de la qualité et de la sécurité au sein de l’institution en instaurant un système de gestion de la qualité. Cette approche renforcera les compétences individuelles et collectives. Elle améliorera les conditions de travail ainsi que l’efficacité opérationnelle. Ainsi encadrés, les processus et procédures pourront être affinés, voire normalisés et permettront une utilisation efficiente des ressources autant humaines que matérielles. Au final, l’image même de l’institution s’en verra renforcée, gagnant en sérieux, en crédibilité et en réputation. Ce qui ne sera pas sans effet sur la confiance globale en l’institution", conclut l"officier.

Le processus d'accréditation durera entre 3 et 5 ans et démarre en mars. Une délégation canadienne viendra suivre le travail des ambulanciers pendant une semaine afin de dresser un premier état des lieux.