Namur-Luxembourg Si la nouvelle se concrétise, elle est excellente pour la ville.

Ce jeudi, le gouvernement wallon, à l’initiative du ministre de la Mobilité et des Travaux publics Carlo Di Antonio, a adopté le Plan Mobilité et Infrastructures 2019-2024. 1,520 milliard seront investis. Au niveau des investissements qui concernent les voies hydrauliques, l’idée d’un deuxième pont sur la Meuse à Dinant refait surface. Le plan précise ceci : "En vue d’améliorer la circulation automobile, de régler la problématique du passage à niveau et de désengorger la ville de Dinant, un nouveau pont est envisagé. Les études sont estimées à 500 000 € à lancer pour 2021 et les travaux pour 4 500 000 € à partir de 2022, soit 5 000 000 € au total." Du côté du cabinet Di Antonio, ce vendredi, on précisait bien que le projet était considéré comme prioritaire.

Contacté ce vendredi, Axel Tixhon, bourgmestre de la ville s’est avoué surpris. "En effet. C’est une bonne nouvelle, mais j’ai contacté le cabinet Di Antonio pour avoir confirmation et en savoir plus. Ce second pont, nous en avons parlé dans le cadre de notre campagne. J’accueille donc la nouvelle avec intérêt. Reste le où, le quand, le comment, l’impact paysager…"

Des bretelles pour passer au-dessus

Il faut remonter à la moitié des années 2010, aux "années Fournaux", pour retrouver trace de cette idée. À l’époque, une étude avait été réalisée afin de supprimer le passage à niveau de Bouvignes, très souvent fermé, notamment en raison du trafic important de trains de marchandises. Celui-ci pénalise la circulation en ville et la congestionne aux heures de pointe. L’idée était donc de construire un second pont sur la Meuse en amont de l’écluse de Leffe et de prévoir des bretelles permettant de passer au-dessus du passage à niveau. Il s’agissait, disait-on, de la seule solution pour régler le problème.

L’étude avait été réalisée, sans que des tests soient toutefois menés dans le lit du fleuve afin de vérifier la faisabilité de l’installation de piliers à cet endroit. Le projet de croisette se décantant à ce moment-là, la ville avait dû prioriser et on n’avait plus entendu parler du second pont jusqu’à aujourd’hui, sauf sous forme de boutade.

Et le bourgmestre de conclure : " Nous ne sommes pas à la manœuvre dans ce dossier. Il y a toutefois un consensus sur le bien-fondé de mener une étude de faisabilité du projet.