Namur-Luxembourg Un automobiliste français a foncé sur un véhicule de police pour échapper à un contrôle.

On savait que les fins de nuit étaient parfois agitées le week-end dans le centre de Couvin, lorsque les fêtards quittent la célèbre discothèque Le Lindbergh. Ce fut une nouvelle fois le cas ce dimanche quand, vers 4 h 30, alors qu’ils étaient stationnés sur la place Piron, des policiers ont eu l’attention attirée par un véhicule immatriculé en France qui venait de percuter une voiture dans la rue du Bercet, non loin de la boîte de nuit. Ils se sont immédiatement rendus sur les lieux pour effectuer les constatations d’usage et contrôler le conducteur, mais celui-ci a pris la fuite en direction de son pays, tous feux éteints et en roulant de façon particulièrement dangereuse.

Difficile de retracer exactement ce qu’il s’est passé par la suite, les responsables de la zone de police des Trois Vallées refusant de s’exprimer sur ce dossier mis à l’instruction. On ne sait dans quelles circonstances le conducteur français a violemment et volontairement heurté un véhicule Opel de la police sur la route menant en France, peu avant l’embranchement vers Cul-des-Sarts.

Une course-poursuite

Si le véhicule des policiers a été assez fortement endommagé, on ne déplore heureusement aucun blessé de leur côté. L’individu avait-il consommé de l’alcool ou des stupéfiants ? Sa voiture était-elle en ordre ? Ses papiers étaient-ils valables ? On ne connaît pas la cause de cette fuite mais ce violent accrochage n’a en tout cas pas calmé les ardeurs du Français, qui a continué sa route vers la frontière, poursuivi par une autre équipe de policiers venue en renfort jusque dans les faubourgs de Charleville-Mézières. C’est là que les policiers ont perdu la trace du fugitif, après une course-poursuite de près de cinquante kilomètres.

Averti de ces faits violents consignés par des agents de la zone voisine Hermeton et Heure, le magistrat de garde a mis ce dossier à l’instruction sur la base de trois préventions : tentative de meurtre, rébellion armée et entrave méchante à la circulation. Le signalement et l’immatriculation du véhicule ont été transmis aux forces de l’ordre françaises mais, au moment d’écrire ces lignes, l’automobiliste n’avait toujours pas été intercepté.