Plus que jamais, la province de Luxembourg doit jouer la carte du tourisme qui est son principal atout économique. Et qui ne pourra - et pour cause - jamais être délocalisé. Reste que, si le secteur touristique a d’indiscutables atouts, il a aussi des lacunes et faiblesses qu’il faut combler, d’abord en "collant" aux demandes de la clientèle et ensuite en travaillant de manière collective. Et avec une adhésion de la population qui implique le respect de critères éthiques : respect du territoire, qualité des infrastructures, échanges culturels, etc.

Une mission que s’est assignée le député provincial en charge du Tourisme, René Collin, et qu’il vient de présenter à la presse, avec un premier bilan de l’année 2009 et des vacances de Noël.

Quelques chiffres, pour l’année 2008, suffisent à établir l’impact économique du tourisme en Luxembourg. Ainsi, de toutes les provinces wallonnes, celle-ci propose - et de très loin - la plus importante offre commerciale d’hébergements touristiques, avec 43,1 % de l’offre wallonne, très loin devant Liège (23,8 %), Namur (22,3 %), le Hainaut (7,7 %) et le Brabant wallon (3,1 %). Ces 43,1 % représentent pas moins de 41 514 lits ou places touristiques répartis dans l’hôtellerie, les campings, tourisme de terroir, villages de vacances et tourisme social ou pour jeunes.

Côté capacité d’accueil, ce sont les campings (39,4 %) et le tourisme de terroir - les gîtes, tourisme à la ferme, etc. - (20,8 %) qui sont les plus importants, suivis par les villages de vacances (19,6 %), les hôtels (15 %) et le tourisme social (5,3 %). Le tout a produit 768 364 arrivées et 2 340 512 nuitées, hors tourisme de terroir. Les seuls hôtels ont produit un chiffre d’affaires de 65899550 euros. La durée moyenne d’un séjour est de trois nuitées.

Encore plus révélateur : le nombre d’emplois, soit 3 979 emplois directs, 632 indirects et 1 327 induits par les dépenses générées par les revenus du tourisme.

Quant au bilan des vacances de Noël, selon l’enquête effectuée par la fédération touristique du Luxembourg belge (FTLB), il est jugé favorablement par 80,3 % des répondants. Ce qui équivaut aux vacances de fin 2008. C’est dans les hôtels que les résultats ont été les moins bons, 41 % des répondants estimant la fréquentation en baisse, surtout auprès des clientèles belge et néerlandaise. Reste que les vacances de Noël demeurent une des meilleures périodes pour le secteur.

Pour ce qui est du bilan global 2009, 61 % des hébergeurs interrogés considèrent leur activité comme stable, 22,2 % en baisse et 16,9 % en hausse.

Si la crise économique ne semble donc pas avoir fort touché le nombre de visiteurs, elle a par contre entraîné une baisse de la marge bénéficiaire de 40,2 % des hébergeurs, surtout dans les hôtels. Un programme a été concocté pour développer cet outil économique qu’est le tourisme. Entre autres en faveur de l’accueil des enfants et des personnes à mobilité réduite. Et en misant sur les formations en langues, ainsi que sur une communication performante - notamment via la signalisation - et une forte présence de la province à des multiples foires et salons.