Namur-Luxembourg Si des riverains s’y opposent, le directeur de l’Euro Space Center y est favorable.

La société EDF Luminus projette d’implanter un parc de quatre éoliennes au Sud-Est de Transinne, dans la commune de Libin, de part et d’autre de l’autoroute E 411.

Alors que la demande de permis unique n’a pas encore été introduite, des riverains mécontents ont déjà manifesté leur opposition au projet. Ils redoutent l’impact négatif sur le paysage et l’avifaune ainsi que les nuisances sonores et les effets stroboscopiques. Un riverain adresse au promoteur une dizaine de recommandations.

"Dans le cadre de l’implantation de ce premier parc éolien dans notre commune, il est important que la population soit bien informée mais aussi, et surtout, bien protégée contre les dérives de ce type d’implantation", précise-t-il. "Nous exigeons de l’investisseur qu’il prenne des mesures pour éviter les désagréments qui pourraient nuire à la santé des citoyens et qu’il mette en place un système de protection des oiseaux."

A l’Euro Space Center, le directeur Jean-Marcel Thomas reste serein. "La technologie a évolué et je n’ai pas de craintes quant aux vibrations ni au bruit", indique-t-il. "Ce parc éolien ne perturbera pas les visiteurs ni les stagiaires qui séjournent à l’Euro Space Center. Notre bâtiment est déjà équipé de panneaux photovoltaïques. Ce parc éolien sera une nouvelle source d’électricité verte. J’y suis favorable."

Pas d’appréhension particulière non plus au village du livre de Redu. "Je ne pense pas que notre village sera impacté par ce parc éolien", indique Manu Hougardy, le président de l’ASBL Redu village du livre. "Il ne nuira pas au tourisme dans la région. Je n’ai aucune crainte par rapport à cela."

La bourgmestre de Libin, Anne Laffut, précise, pour sa part, que le collège communal ne s’est pas encore positionné sur le projet. "La première réunion d’information aura lieu ce mardi 19 mars à 20 heures à la salle Notre Maison à Libin", conclut-elle. "Les citoyens auront 15 jours pour envoyer leurs remarques et interrogations à l’administration communale."