Depuis 1921, l’académie des Beaux-Arts de Namur est hébergée dans les bâtiments classés de l’ancien Mont-de-Piété, rue du Lombard, un bâtiment classé et fort élégant du XVII e siècle. Le bâtiment principal date de 1627; l’institution regroupe des constructions d’époques diverses, ce qui en fait un ensemble architectural d’une très grande valeur.

Si l’académie des Beaux-Arts ne cesse de rayonner avec aujourd’hui quelque 1 200 élèves, le bâtiment est dans un état de vétusté fort avancé. "Depuis 30ans, on parle de la rénovation", évoque la sous-directrice, Catherine Charlier. "Et si on a évoqué l’idée de déménager l’académie des Beaux-Arts ailleurs, les élèves, fort attachés à leur école, ont dit vouloir rester dans leurs murs."

"Ce bâtiment a une âme", embraie l’échevin du Patrimoine, Tanguy Auspert. Aujourd’hui, les grues sont entrées en action. Et la rénovation n’est plus un phantasme. Une opération de revitalisation de grande ampleur que la majorité étudie depuis 2007 et qui coûtera la coquette somme de quatre millions d’euros.

Cette rénovation se déploiera en trois phases. Dans un premier temps, il s’agit de construire une nouvelle aile dans la cour, derrière les arcades pour abriter trois classes et deux ateliers. Dont coût, 1,1 million d’euros. Reliée au bâtiment ancien par une passerelle extérieure transparente, cette entité aux lignes contemporaines sera entièrement garnie de feuilles d’aluminium légèrement brossé, "offrant un aspect miroir", explique l’échevin. Cette extension devrait se terminer en 2013.

Puis on s’attaquera à la rénovation du bâtiment ancien pour laquelle la Ville a introduit une demande de subsides auprès de la Région wallonne. Certains bâtiments arrière réduits à l’état de chancre seront démolis. La cour sera traitée en béton brossé, un arbre et un bassin d’eau y seront plantés. Cette cour servira de lieu d’exposition tout comme la nouvelle passerelle piétonne en verre reliant les bâtiments entre eux. Cette phase (17 million) comprendra en outre une nouvelle toiture, le nettoyage et badigeonnage des façades. Dans une troisième phase (1 000 000 €), on restaurera la couronne de la cour ainsi que les ailes sud et est.