Depuis mai 2013, la collégiale Notre-Dame de Dinant est en travaux. Le chantier consiste en le remplacement du vitrail de l’ancien baptistère et en la rénovation de certains murs, notamment ceux du chevet de la collégiale. Après un gros mois de travaux, le moins que l’on puisse dire est que le chantier a véritablement bien progressé.

L’échevin du Patrimoine de la Ville de Dinant, Christophe Tumerelle, explique : "Le remplacement du vitrail du baptistère est terminé et il faudra encore en remplacer mais sur les hauteurs cette fois, derrière la collégiale. Vu l’état de délabrement très avancé du vitrail de l’ancien baptistère, nous avons placé un vitrail translucide antieffraction. On le voulait plus léger, plus flou avec un plus beau rendu. Les murs sont, eux, actuellement en cours de rénovation. Ces travaux porteront sur le remplacement des parements extérieurs du chevet, dégradés lors de l’incendie de la sacristie au début des années 90, ainsi que sur le réaménagement de divers locaux de la sacristie. Celle-ci est attenante à une chapelle connue sous le nom de Chapelle de la compagnie d’Angleterre et établie dans le transept sud au XVe siècle. Son existence évoque les liens économiques qui unissaient les Anglais aux marchands batteurs de cuivre dinantais. Le vitrail de la fenêtre de cette chapelle, fragilisé lors de l’incendie de la sacristie, sera également remplacé."

Cette première phase de travaux devrait être terminée pour la fin de l’année 2013 puisque la durée du chantier était estimée à six mois. Une seconde phase est par ailleurs prévue pour l’année 2014. La première était, selon l’échevin du Patrimoine, "indispensable".

La prochaine étape concernera la pose d’un nouveau carillon et la rénovation de l’entrée latérale de la collégiale. " Notre-Dame est un monument incontournable de Dinant. Ce dossier de rénovation date de plusieurs années, il a enfin abouti." Le remplacement du vitrail a été confié à une société spécialisée dans la création et la restauration de vitraux d’art. Coût des travaux : 27 500 € dont 95 % qui sont subsidiés par le Service public de Wallonie.

C’est également grâce aux responsables du patrimoine de ce SPW que le choix et la mise en œuvre du vitrail ont pu être menés à bien. Une bonne affaire pour la commune, donc. Et la seconde bonne affaire, ou plutôt bonne nouvelle, est que des fouilles archéologiques ont été menées par le service de l’archéologie du SPW (direction de Namur). "Des vestiges de l’ancienne collégiale ont été retrouvés, ils seront partiellement mis à l’honneur durant le chantier." S.M.