Namur-Luxembourg

Le Conseil d’Etat vient de rendre son arrêt dans l’affaire du projet de parc éolien de Sommerain (Houffalize) Montleban (Gouvy).

Le permis unique octroyé en janvier 2013 par le ministre wallon Philippe Henry à la société coopérative à finalité sociale Vents d’Houyet pour implanter et exploiter quatre éoliennes de 2 à 2,3 MW a été annulé.

Parmi les motifs invoqués, des failles au niveau de l’étude d’incidences relative au bruit. "Il a été démontré que cette étude, qui s’est référée aux normes hollandaises, était ambiguë", explique l’avocat des opposants. "Cette ambiguïté résulte du cadre de référence établi par la Région wallonne. Dans ce contexte particulier, il y a lieu d’admettre que les riverains, résidant tous à Sommerain et dont les habitations sont reprises dans un rayon de 1 km autour du site d’implantation des futures éoliennes ont un intérêt certain à dénoncer le caractère lacunaire de l’étude d’incidences."

Cet arrêt a été accueilli avec prudence par Bernard Deumer, l’un des riverains à la cause. "Ce n’est pas la première fois que nous obtenons gain de cause au Conseil d’Etat", indique-t-il. "J’espère que cette fois le promoteur va comprendre que l’endroit est mal choisi. Ces éoliennes, implantées trop près des habitations, causeront des nuisances sonores et visuelles."

Une nouvelle demande

Pas du tout sur la même longueur d’onde, Bernard Delville, le patron de Vents d’Houyet, ne baisse pas les bras. Il va réintroduire une demande de permis. "Le Conseil d’Etat s’est prononcé sur la forme et pas sur le fond du dossier", lâche-t-il. "Le site n’est pas mal choisi. Il n’est pas trop près des habitations. Le projet, porté par Vents d’Houyet et la commune de Houffalize, s’inscrit dans une démarche citoyenne. Nous avons créé une coopérative ouverte à tous."

Bernard Delville conclut en disant que depuis 2008, date de la première réunion à Houffalize, il a dépensé beaucoup d’énergie et d’argent dans ce projet. Dès lors, il n’envisage pas d’y renoncer…