La nouvelle formule ne plaît pas aux mandataires de la minorité.

En mars 2018, à la suite de l’interpellation citoyenne du collectif Vie Salm relative aux nuisances du zoning de Burtonville, le bourgmestre de Vielsalm, Élie Deblire, avait annoncé que le comité d’accompagnement serait relancé mais qu’une autre formule devait être trouvée pour permettre aux citoyens d’exprimer leurs doléances aux patrons des entreprises concernées.

La première réunion s’est déroulée lundi soir dans un climat serein en l’absence des représentants des groupes de la minorité Comm’Vous et Écolo avec l’objectif d’éviter la politisation des débats. Autour de la table, le bourgmestre, des représentants des entreprises, dont Spanolux et Industrie Bois Vielsalm (IBV) et des habitants qui se plaignent de rejets récurrents de fibres, de nuisances sonores et olfactives ainsi que de la pollution ponctuelle du ruisseau de Hermanmont.

"Manque de transparence"

"Les résultats des tests acoustiques effectués pendant dix jours en février et en mars ont été présentés, explique un riverain. Ils confirment qu’il y a des mesures à prendre pour éviter les nuisances sonores. Les entreprises vont contacter une société spécialisée afin de déterminer les travaux à entreprendre. Cette première rencontre était constructive. Je pense que de cette manière on va pouvoir avancer. " Les mandataires de la minorité au conseil communal ne partagent pas cet enthousiasme. "Le bourgmestre veut éviter de politiser les débats mais il oublie qu’il est lui-même un homme politique", souligne l’Écolo François Rion. "Les autres mandataires ont aussi un rôle à jouer. On ne peut ainsi exclure les représentants de la minorité. Cette façon de procéder manque totalement de transparence. Elle fait, par ailleurs, peser une charge trop lourde sur le dos des riverains. Ils risquent de se décourager." L’ancien bourgmestre Jacques Gennen, mandataire dans la minorité Comm’Vous, partage cette analyse. " Il est important que la minorité participe à ces rencontres car par la suite les dossiers reviendront au conseil communal et elle doit pouvoir intervenir en connaissance de cause. Il me paraît essentiel d’ouvrir le débat. "