Fin de course pour Festina

Par un matin du 8 juillet 1998, grâce à un contrôle de routine, les douaniers de Neuville-en-Ferrain mettaient la main sur un stock de produits dopants dans la voiture de Willy Voet sur une route de campagne au lieu-dit le Dronckaert, à la frontière franco-belge à Halluin (nord de la France). Et le cyclisme n'aura dès lors plus jamais le même visage...

PHILIPPE LAWSON

REPORTAGE

A la veille du verdict dans l'affaire Festina, les douaniers français de la brigade de Neuville-en-Ferrain se rappellent l'interception de Willy Voet. Par un matin du 8 juillet 1998, grâce à un contrôle de routine, ils mettaient la main sur un stock de produits dopants dans la voiture du soigneur de l'équipe cycliste sur une route de campagne au lieu-dit le Dronckaert, à la frontière franco-belge à Halluin (nord de la France). La départementale 78 est une route très prisée des trafiquants dont le but est de contourner les contrôles sur l'autoroute A 22, raconte Francis M., 53 ans, un des quatre agents ayant effectué l'opération, le regard fixé sur la chaussée aujourd'hui en travaux.

Même si grâce à eux, on a mis au jour une pratique illicite, mais répandue dans le milieu cycliste, l'homme ne croit guère à la fin du dopage. On demande des performances aux cyclistes et ils sont obligés de s'adonner à ces produits qui ruinent leur santé. A eux de prendre leurs responsabilités, car leur vie en dépend, note Francis, estimant que le soigneur a quelque peu tronqué la réalité dans son livre, Massacre à la chaîne.

© La Libre Belgique 2000